Mes 7 premiers mois mexicains…
7 mois. 7 mois que mon blog n’a pas été actualisé. Une véritable honte !
Rapide condensé donc de mes 7 premiers mois de résident mexicain et des diverses aventures et anecdotes qui ont rythmé mes journées basse-californiennes !
Ma mémoire temporelle étant quelque peu défaillante, je ne saurais être précis sur les dates exactes de ces différentes aventures. Mea Culpa.
Après être arrivé à Ensenada fin octobre, au terme d’un périple d’un mois (et 6000 km), je commence à prendre mes marques. Avec la famille d’Astrid tout d’abord, qui m’accueille chaleureusement, mais également en discutant avec voisins et amis de connaissances. Me voilà donc embarqué dans une équipe de « futbol rapido ».
Au bout de quelques jours, congés d’Astrid. Elle en a peu. Il faut donc en profiter. Direction el mar de Cortes. À Puerto Penasco plus précisément. Nous passons une semaine paisible rythmée par le vent, le luxe, le sport et la bonne bouffe… ;.).
Peu après, des amis français rencontrés à Montréal (Léo et Faustine) viennent nous rendre visite une petite semaine au cours de leur road trip de 6 mois à travers les US et le Canada. Bien sympa… sauf leur arrestation surprise à la douane ! L’incompétence d’un douanier ayant ruiné nos adieux !
Retour à la vie quotidienne. Malgré mon incroyable liberté j’ai tout de même certains impératifs professionnels que je tiens à respecter. Et… vioouuu nous voilà déjà à Noël !
Comme l’an dernier, les fêtes de fin d’année, synonymes d’engraissement excessif, se passent dans la joie et… sous le soleil ! (25 degrés pour le 25 décembre). Une grosse pensée tout de même pour ma famille restée au pays mais qui n’est jamais loin (j’ai pu en effet partager les repas de Noël drômois via Skype).
Quelques jours après, direction Montréal. 2 objectifs : rencontrer les clients afin de faire le point sur les mandats qui me sont confiés (et dont les performances sont exceptionnelles ;.))… et revoir les collègues et amis pour trinquer en l’honneur du bon vieux temps québécois. Ces deux semaines auront été folles !
Je reviens à Ensenada avec un excédent bagage de 70kg. Vivi fait en effet partie du voyage. 2 semaines à manger, boire, sortir (à Ensenada et Tijuana), danser, analyser les opportunités d’affaires, refaire le monde… Bref, 2 super semaines.
Par la suite nous avons accueilli de nouveaux couchsurfers (américains, espagnols, français)… puis Sébastien et Cath sont venus nous rendre une petite visite d’une semaine. Au programme, soupe de chèvre ( ;.)), éducation de Kila (notre petite Boxer), balades, tourisme tranquille et… randos en motocross ;.).
Quelques jours après leur départ, Astrid, Kila et moi partons à l’aventure. 3000 km (aller-retour) pour rejoindre Los Cabos et La Paz (en Basse-Californie du Sud) où habite Arturo, l’oncle d’Astrid. Petit détail, nous y allons dans mon Bochito (coccinelle) rose acheté quelques semaines auparavant. Une sacrée aventure qui nous mènera sur les plages de Mulege (el requezon, santispac, el coyote…), à l’église de Gustave Eiffel de Santa Rosalita, à la paisible oasis de San Ignacio, au fameux hôtel California de Todos Santos…
Un périple comme je les aime tant ! Ah et bien sûr, comment oublier la panne (alternateur KO) en plein milieu du désert et de nuit. La première voiture qui s’arrête n’a pas de plaques d’immatriculation et a les vitres teintées. Un flic en sort. Pas bon signe en basse Californie.. ;.) Il s’avère que ce policier, fort sympathique, nous a aidés pendant près de 2 heures afin de réparer Coxita (surnom de notre bocho rose…) !
À peine revenus, le frangin et la belle-sœur débarquent ! Rebelote. Trip en bochito jusqu’à la Bahia de Los Angeles, à travers les déserts de cactus et les montagnes de Quartz. Là encore Kila nous accompagne. Disons que nous avons été quelque peu serrés !!;.) Le périple a tout de même été plus court que prévu car United Airlines a perdu leurs bagages pendant 2 jours ! Qu’à cela ne tienne, ils ont fait les outlets de San Ysidro aux frais de la princesse ;.)).
S’en suivent repas à n’en plus finir, apéros bien arrosés (surtout avec le vieux de la Bufadora hein Hugo ;.)), soirée mariachi, balades en Mustang de collection, visites de Francio, mon carrossier au caractère unique, el Tulé (bar bohème perdu sur les hauteurs d’Ensenada)… et surtout la magnifique fête d’anniversaire préparée par toute la famille pour mon petit frère ! Tacos, tequila, pinata, et sombrero en cadeau. Une fête qui restera à n’en pas douter dans leur mémoire !
Ah et bien sûr, les multiples sorties en motocross sur la plage ou dans les montagnes ! Soulignons au passage le 3 roues magnifique de Barbara ;.)) !
Les derniers jours de la visite du petit frère se passent aux US, sur la route 66 ! On refait l’histoire, on croise des coyotes, des ânes sauvages, des bouquetins… et même des cow-boys !!Et nous achetons des antiquités à ne savoir qu’en faire (caisses en bois coca-cola et Pepsi, affiche du type « Wanted »…) à tel point qu’Hugo s’est retrouvé à l’aéroport avec 70$ d’excédents !! Une fois le côté historique passé… place à la nature avec la visite du Painted Desert et de la Petrified forest… mais surtout… du Grand Canyon. Impressionnant !
2 semaines qui sont passées à un rythme incroyable et qui requièrent au moins autant de temps pour s’en remettre. Ce qui ne sera pas le cas d’Hugo et Barbara qui ont réattaqué au lendemain de leur arrivé ! Dommage ;.)
Fini ? Pensez-vous, dans 2 jours arrivent Christophe et Maéva, puis suivent nos amis belges (Steve et Jessica), puis la madre, puis Olivier, puis Fred…. Bref, le Mexique… c’est le fun !
L’Arizona… ou comment finir la Route 66 en apothéose!
Au petit matin, glacé jusqu’aux os, je me prends un grand café, m’habille chaudement puis reprends la route en direction de Flagstaff, en Arizona.
Malgré le peu de distance qui sépare mon point de départ de ma ville d’arrivée, je vais mettre une grosse journée pour y arriver (et pourtant sans faire le Grand Canyon que je réserve pour un voyage ultérieur avec la famille).
En effet, sur la route, outre les villages aux stations essence et motels abandonnés (Jackrabbit, Twin Arrows), je croise des paysages fantastiques, notamment le « Painted Desert », un parc national où la vue est juste incroyable (voir photo) et où l’on croise… des troncs d’arbres fossilisés (Petrified Forest) ! C’est magnifique et tellement surprenant de voir qu’un arbre ayant « vécu » il y a près de 200 millions d’années se transforme finalement en pierre précieuse…
Je perds la notion du temps dans cet endroit magnifique… À tel point que je pense arriver trop tard pour ma prochaine étape, le cratère de météorite Barringer (le mieux conservé). Heureusement, entre le Texas et le Nouveau-Mexique, je perds encore une heure, soit 3h de moins qu’à Montréal et 9h de moins qu’à Paris. Je n’en perdrai plus d’ici mon arrivée.
Je visite donc ce petit cratère (moins de 2km de diamètre) qui est vraiment comme on peut se l’imaginer après avoir vu certains films de fictions…. Américains ! Difficile en revanche d’imaginer qu’un gros caillou puisse faire de tels dégâts…
Ça y’est, c’est le coucher du soleil. J’arrive à Flagstaff. Trouve un McDo afin d’y « choper » le wi-fi et dors sur le parking.
Réveil 6h. Visite du Downtown à la fraîche. Rien de tel pour profiter en toute tranquillité des rues de cette ville très touristique. Je poursuis avec le fameux observatoire Lowell, l’un des plus vieux observatoires des États-Unis où il est possible de regarder Pluton… Mais c’est trop tôt ! Tant pis, je continue.
Tout au long de la journée, je vais traverser et profiter des villages sans doute les plus typiques de la Route 66 : Williams, Seligman et Kingman. Là encore pour parcourir seulement quelques miles, je prends toute une journée. Ah… et bien sûr j’ai fait quelques emplettes dans la dernière ville citée. Des antiquités, tellement caractéristiques des US de l’époque de la route 66 : vieilles caisses en bois (Pepsi, Canada dry et une autre moins connue), vielles boîtes de médicaments (pour Astrid), vieille caisse métallique pour transporter la dynamite, pancarte en métal (un peu rouillée sur les bords évidemment) de la marque Texaco, grosse boîte en alu pour conserver la glace (magnifique !), plusieurs boîtes métalliques (cigarettes, savon..), un sac dans lequel la Wells Fargo transportait de l’argent… ainsi qu’une annonce encadrée « Wanted » avec la photo du recherché datant de 1877…
Bref, je me suis fait plaisir ! En chemin, toujours à Kingman, je profite du rassemblement de voitures anciennes (tous les samedis à priori) puis continue en direction de… Oatman… Mon petit village préféré. Avant cela, je m’arrête sur la route pour profiter du coucher de soleil. Je sors ma chaise pliante et une petite bière chaude… ;.( et m’installe. Lorsqu’un grand gaillard me demande ce que je fais là (il vit tout à côté et gère l’ancienne station essence de Cool Springs désormais devenue magasin souvenirs). Il s’appelle George. George Chicago. Biker aux racines Vikinks et originaire du Minnesota extrêmement sympathique. On tape la discut’ et il m’invite sur sa terrasse (une terrasse naturelle au sommet de la colline avec une vue… priceless…) où il a 2 chaises, un spa, une douche maison ainsi… qu’un frigo (rebaptisé Lick Her Store… ;.)) d’où il me sort une bouteille de rouge et une bouteille de rosé. Et c’est parti pour une soirée où l’on refait le monde. Ce genre de soirée qui rendent un voyage mémorable et au cours de laquelle on déguste chaque seconde.
Il est temps pour moi d’y aller. Quelques km plus loin se trouve Oatman. Je rentre dans le premier bar venu (il n’y en en a que 2-3) et demande où il est possible de dormir. Un gars me dit qu’il loue un mobile home à côté de chez lui. Je baisse le prix de 40% puis accepte. Il me paye une dernière bière ;.) et m’accompagne avec sa femme dans mon nouveau logis. Spacieux. Il me met juste en garde. Si je me lève tôt le matin, ce qui sera le cas, je dois faire extrêmement attention… aux serpents à sonnette. Très nombreux dans le coin. Lui s’est déjà fait mordre 3 fois. Il m’a dit qu’un « shot » d’anti-venin à l’hôpital le plus proche coûte… 4500 $… J’ai donc été très prudent !;.)
À l’aube je visite à nouveau le paisible village de chercheurs d’or (dont plusieurs poursuivent toujours leurs activités) fidèle aux décors de Lucky Lucke. Façade en bois, rambardes pour accrocher les chevaux, route pleine de sable et de terre… et même ânes en liberté toute la matinée !!!! Pour le côté touristique, ils font des duels au pistolet tous les jours à midi… je n’y ai pas assisté, certain de revenir dans ce bled hors du temps de 150 âmes… Magique. J’ai quand même pris un café dans un saloon où sont accrochés et autographiés plus de 70 000 billets de banque (de 1$ principalement) !
Ça y’est me voici sur la route 66 en direction de la Californie. J’y entre quelques heures plus tard. Mais les paysages et les décors qui me sont offerts n’ont rien de comparables avec ceux proposés lors de mes derniers jours. Fatigué, je décide donc de me rendre directement jusqu’à Ensenada, où m’attendent maison et chérie. Je passe la frontière sans difficultés (le douanier me demande d’ouvrir le coffre et me dis OK… alors que sur le siège passager trôner fièrement la caisse de dynamite… ;.). Je prends l’autoroute et arrive chez les grands-parents d’Astrid où festoie une petite partie de la famille (près d’une vingtaine). Surpris, ils m’accueillent chaleureusement, comme d’habitude, me souhaitent la bienvenue chez moi, me servent nourriture savoureuse et bière glacée, comme d’habitude, puis appellent Astrid pour lui faire la surprise. On profite de la soirée puis on part vers NOTRE maison. Je n’en dis pas plus et laisserai mes prochains visiteurs découvrir par eux-mêmes notre petit chez-nous !
Bref, mon voyage touche à sa fin. Je vais rapidement reprendre un rythme de vie normal. Je vais tenter d’assimiler toutes les choses qui m’ont été données de voir (je ferai un petit compte-rendu dans les jours à venir) et m’assurer de profiter pleinement de ma nouvelle vie. Je vous laisse, un plat de mariscos m’attend… ;.)
Texas & Nouveau Mexique… avec une étape coup de cœur à Albuquerque !
Une fois de plus, je me lève à l’aube. Je travaille un peu, prends un bon café et me dirige vers le musée de la route 66 qui se trouve à la sortie de Clinton. On peut trouver ce type de musée dans de nombreuses villes tout au long de la mythique route, mais selon certains sites web, celui-ci vaudrait particulièrement le détour. C’est vrai.
Je poursuis ensuite mon road trip en direction d’Amarillo, quelques miles plus loin, au Texas. Si la ville n’a pas grand-chose à offrir d’un point de vue touristique, ses alentours sont en revanche assez courus, particulièrement le long de la Route 66. Le Cadillac Ranch, qui se trouve à la sortie de la ville, est en effet mondialement connu. Je vous invite à regarder les photos ci-dessous et à consulter le lien suivant pour en savoir davantage sur cette étrange collection…
Je passe près de deux heures devant ces Cadillac afin de pouvoir y apprécier le coucher de soleil et y discuter avec un couple venu tout droit de l’Indiana et allant rendre visite à leur famille à… Albuquerque (ma prochaine étape). Je prends les renseignements nécessaires puis me rends au Travel Center le plus proche pour passer une nouvelle nuit dans mon van.
Encore réveillé aux aurores. Petite toilette matinale et c’est reparti. Direction Albuquerque au Nouveau Mexique. Comme d’habitude, je ne me fie pas aux indications de mon GPS et double le temps nécessaire pour y parvenir en multipliant les arrêts dans les petits villages de la route 66. J’y prends d’ailleurs un petit dej en compagnie d’un vétéran de la seconde guerre mondiale dont les parents sont originaires… du pays basque !
J’arrive en fin de journée sur Albuquerque et me dirige directement au Sandia Peak, le plus long téléphérique du monde selon les dires des locaux. À vérifier néanmoins ;.)
J’avais quelque peu sous-estimé la température au sommet… et me trouve particulièrement stupide d’être monté à plus de 3000 mètres en chemise et tongs ! D’autant plus stupide quand j’ai dû marcher dans la neige !;.)
Je fais la connaissance de Piotr, un israélien en doctorat de philosophie à l’université du Nouveau Mexique. Il m’indique les choses à visiter. On discute, on partage quelques fruits puis il redescend. J’attends une nouvelle fois le coucher de soleil tout en profitant de la vue extraordinaire qui m’est proposée tout là-haut. Simplement magnifique.
Entre temps, je rencontre deux finlandais faisant le même trajet que moi puis un new-yorkais installé en Californie et son ami italo-américain. Outre les bonnes rigolades que j’ai eues avec ces deux quarantenaires, ils m’ont été d’une aide extrêmement précieuse par la suite… J’avais en effet laissé mes clés à l’intérieur de la voiture. Avec l’aide d’un cintre et après d’innombrables tentatives (on aurait dit 3 voleurs de voiture borgnes et manchots…) on y parvient enfin. Je leur paye une petite bière. On rigole un dernier coup et je rentre au motel Ambassador pour y travailler quelques heures.
Dès 7h le lendemain je pars visiter le vieux centre-ville d’Albuquerque. Magnifique ! Les maisons d’architecture mexicaine, les décorations, les cactus, les peintures murales, les piments qui pendent aux murs des maisons, le grand ciel bleu… et un musée de la ville exceptionnel et riche en sculptures de qualité. Je suis véritablement tombé sous le charme d’Albuquerque.
Je fais un petit détour ensuite vers 2-3 lieux où sont tournés les épisodes de Breaking Bad puis vais au garage afin de procéder au parallélisme de mon pauvre Ford. Il avait en effet tendance à tourner dangereusement vers la droite.
Le temps de régler ça, je marche jusqu’au fameux Rio Grande… Si vous avez déjà regardé un western vous avez forcément déjà entendu parler de cette rivière. Je profite de la vue, prends quelques photos puis retourne dans le vieux Albuquerque pour interviewer Claudie, une française extrêmement souriante qui tient un bon petit resto français depuis près de 25 ans ! Oui messieurs dames. C’est dire le succès de « La Crêpe Michel ». Quoi qu’il en soit, j’invite toutes les personnes visitant la ville à aller faire un petit tour chez Claudie. Vous ne serez pas déçu et vous en apprendrez beaucoup sur Albuquerque.
Ça y’est je pars vers Flagstaff. Petite escale en route dans un champ à flanc de montagne pour apprécier le coucher de soleil puis me dirige vers un nouveau Travel Center… Le road trip se poursuit…
Voici aussi quelques liens pour découvrir les articles et interviews relatifs à mon road trip citoyen: Troisième article de France Amérique - 4ème interview Radio France Bleu Drôme-Ardèche - Interview le Mouv’ du 12 octobre
Tulsa et Oklahoma City… via la mythique Route 66!
J’arrive à Tulsa en soirée, après m’être arrêté quelques instants à Catoosa, à l’endroit où a été construite, tout en béton… une baleine bleue! Oui oui, une baleine bleue en plein centre des États-Unis… Identifiée comme attraction de la route 66, je ne pouvais la rater ;.)
Quelque minutes plus tard donc, je retrouve Philippe, mon hôte d’un soir, (ou plutôt de deux) que j’ai pu contacter à travers mon blog. Je le suis et arrive à son magnifique ranch aux environs de Tulsa. Drômois d’adoption (;.)) Philippe habite en Oklahoma depuis près de 13 ans avec sa sympathique famille (qui m’ont superbement accueilli) et s’avère être un excellent guide!
Après un bon gratin dauphinois (ça ne s’invente pas)… et une bonne nuit de repos, nous voilà parti pour bruncher, en famille, dans un excellent restaurant, en plein milieu de nulle part! Mon estomac s’en rappelle encore.
Après s’être donc amplement et sainement nourri, nous voici partis vers Tahlequah, capitale des indiens Cherokees. Nous tentons d’y visiter quelques attractions mais la plupart sont fermées. Tant pis, nous profitons tout de même de celles étant accessibles et prenons le chemin du retour….chemin au long duquel nous tombons sur une brocante. Je demande un petit stop à Philippe qui me fait visiter les stands. Le choc! Fusils, pistolets et couteaux se vendent tels de vulgaires pantalons… impressionnant!
Nous poursuivons par la Tulsa State Fair. Bondée en cet après-midi de dimanche, Philippe peut tout de même me faire visiter les lieux. Outre les montagnes russes et autres manèges délurés, nous y découvrons des concours d’animaux, une foire de commerçants locaux, des shows d’entreprises réputées (Ford…)… sans parler des 126848 snacks de junk food ;.)
Après une journée bien remplie, nous retournons au ranch (avec un arrêt au mémorial du 11 septembre) où Philippe m’accorde l’interview ci-dessous.
Nous planifions les visites à effectuer au cours des prochains jours et nous régalons d’une %$£ de ç*ù de bavette ;.) accompagnée de champignons et de Comté… No comment!
Je passe à nouveau la nuit au ranch et part au petit matin, après avoir remercié chaleureusement toute la petite famille pour le temps et l’attention qu’elle m’a accordée.
Direction Oklhoma City. Avant d’emprunter pour la première fois la fameuse Route 66, je me dirige vers Cushing sur les conseils de Philippe. En effet, dans cette petite localité se trouve la plus importante réserve mondiale de produits pétroliers! Des cuves à perte de vue… mais un système de sécurité qui m’empêche de visiter;.)
Tant pis, je poursuis jusqu’à Arcadia et ses deux attractions majeures: la Round Barn (Grange circulaire originale restaurée dont la visite est assurée par un cow boy âgé mais extrêmement sympathique) ainsi que Pop’s, magasin où l’on trouve la plus grande variété de sodas au monde (plus de 500!).
Il est l’heure pour moi de rejoindre Oklahoma City. À commencer par le mémorial de l’attentat de 95 qui coûta la vie à 168 personnes. Un mémorial extrêmement bien conçu. Je me balade ensuite dans la ville ainsi que dans le quartier le plus animé de la cité: BrickTown. Celui qui a le plus de charme également selon moi. Je « traîne » encore un petit peu en ville et prends la route en direction d’Amarillo (Texas) en prenant à nouveau la Route 66. Je m’arrête à de nombreuses reprises pour tirer quelques clichés… Que vous aurez la chance de voir lors de mon prochain article…;.)
Le road trip citoyen se poursuit au Tennessee… Nashville & Memphis!
J’arrive en soirée à Nashville et m’installe pour la nuit… sur un parking Wal-Mart où je dors comme un bébé pendant près de 12 heures!! (Il faudra que je pense à remercier les ingénieurs de chez Ford…).
Après avoir fait une rapide toilette dans la salle de bain Wal-Mart, je me dirige vers un motel à proximité afin d’y passer la journée à travailler.
Me voilà déjà en soirée. Je m’habille correctement et commence à prendre une petite bière avec un cigare sur le balcon lorsque je fais la connaissance de David, un Ghanéen, fraîchement naturalisé américain, venu pour la semaine en séminaire.
On discute. On trinque… puis on part pour une tournée des bars Country de Nashville. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le surnom de Music City n’est pas usurpé! Pendant près de 4 heures nous écumons les scènes où se produisent des groupes country d’ici et d’ailleurs et où se pressent de nombreux adeptes de cette musique si typique du centre des États-Unis.
Une excellente soirée…mémorable!
Quelques heures de sommeil plus tard, petit déj’ en compagnie de David avant que celui-ci ne reprenne l’avion direction Providence (Rhode-Island). Je me presse ensuite à plier bagage et me prépare à une folle journée de visites: Downtown (Broadway & 2nd), Grand Ole Opry (le temple de la musique Country), visite des bars que je n’ai pu fréquenter la veille ;.), Centennial Park avec sa fameuse reproduction grandeur nature du Parthénon d’Athènes… et même le campus de l’Université Vanderbilt dans l’espoir de réaliser mon interview « citoyenne ». Peine perdue.
Je me dirige ensuite à la sortie de la ville, à BelleMeade exactement, où je visite une exploitation agricole typiquement américaine datant du début du 19ème siècle. Au cours de cette excursion, nous avons droit à une dégustation de vin… Disons que j’ai préféré les bâtiments, les décors et les paysages…;.)
Ça y’est, je prends, à la tombée de la nuit, la route pour Memphis (avec un petit arrêt buffet à volonté pour admirer le coucher de soleil…). Nashville restera à n’en pas douter parmi mes villes américaines préférées!
Nouvelle nuit sur un parking wal-mart et rebelote: Visite intensive de 9h à 18h de la capitale du Blues et du berceau du Rock’n'roll!
Beale Street, Gibson shop (célèbre marque de guitare), petit tour de tramway à l’ancienne, main street, riverfront (avec de beaux bateaux à aubes), statue du King Elvis Presley… mais surtout… non je ne parle pas de Graceland (la demeure d’Elvis)… mais surtout… du musée des droits civiques qui se situe là même où Martin Luther King Jr. a été assassiné un après-midi d’avril 1968 (sur le balcon du Lorraine Motel). Je passe près de deux heures dans ce lieu. Une visite qui prend au tripes et qui laisse des traces. Un excellent musée que je recommande vivement!
Après avoir pris un hot dog chez un marchand ambulant et avoir discuté avec quelques passants, me voilà à une vingtaine de km du centre ville, devant le restaurant River Oaks. Pourquoi ce restaurant? Car je vais enfin pouvoir interviewer un français dans le Tennessee. Et pas n’importe lequel… José Gutierrez, récemment nommé Meilleur Maître cuisinier de France d’Amérique du Nord… S’il vous plaît! Et l’ingrédient qui fait la différence: José vient des Alpes de Haute-Provence et parle avec un accent qui sent la lavande, le thym et le romarin!
Au terme de vifs échanges culinaires et autres discussions relatives au Sud de la France… José m’offre un cookie préparé par sa femme. Je ne parle pas d’un cookie ordinaire. Oh que non… je parle d’un cookie incroyable. Vous voulez en savoir plus hein? Alors venez le déguster par vous-même dans le restaurant de José – River Oaks.
Je prends ensuite le chemin du motel le plus proche. Fais une petite lessive. Rédige quelques lignes de ce blog… puis me prépare afin d’aller savourer une nuit de Blues dans le centre-ville de Memphis. Sympa!!!
À peine le temps de me remettre que je suis déjà en train de visiter, à 9h du mat’, la seconde villa la plus touristique au monde… Graceland (la demeure d’Elvis)… Dire qu’il y a des millions de cons comme moi qui visitent ce lieu chaque année pour près de 50$ (10$ de parking et 35 pour le tour… mais bon.. je me suis arrangé..;.)).Après avoir fait le musée des droits civiques, Graceland me paraît bien dérisoire… mais bon…check!
Allez, 7h de route direction Tulsa et la fameuse Route 66!!
Road trip citoyen – Étapes à Pittsburgh et Cincinnati
Après avoir laissé Lucie à la station Greyhound d’Harrisburg (PA) et avoir poursuivi ma route pendant près de 3 heures, j’arrive enfin à Pittsburgh.
Mon amie Courtney n’étant pas chez elle, je m’installe tranquillement dans le Starbucks le plus proche. J’y fais la rencontre de Nathalie, chercheuse française de l’Université de Pittsburgh installée en Pennsylvanie depuis plus de 12 ans. Nous échangeons sur nos expériences respectives puis elle se prête au jeu de l’interview (voir ci-dessous). Elle me souhaite bon voyage et part vite rejoindre des amis français pour sa traditionnelle soirée Poker-vin-spécialités culinaires du dimanche soir.
Je retrouve pour ma part Courtney avec qui nous allons dîner chinois. Nous rattrapons les quelques mois passés sans se voir et planifions la matinée à venir.
Lundi matin donc, lever à l’aube. Direction le Strip pour déjeuner chez Pamela’s, un restaurant prisé pour ses pancakes exceptionnels (Obama les commande himself à la patronne…). La réputation n’est pas usurpée et je parle en connaissance de cause…;.)
Suivent 2-3 heures de balades à pied et en voiture à travers la ville et sur les hauteurs. Malgré le temps maussade, j’ai été agréablement surpris par Pittsburgh. Les buildings affichent un certain style (une église a par exemple était transformée en boîte de nuit… les propriétaires ayant tout de même pris soin de retirer la croix au sommet du clocher…), les gens sont sympathiques et passionnés par le sport (principalement le foot américain avec les Steelers), la ville est étudiante, multiculturelle et portée vers l’avenir… bref, je me ferai un plaisir d’y revenir.
Il est déjà midi. En route pour Cincinnati, à 460 km de là. Sur le chemin, j’ai la chance de tomber sur un Tim Hortons. Un arrêt obligatoire pour tout bon québécois d’adoption!
Ça y’est me voilà à l’entrée de Cincinnati (Ohio). Pour une fois, j’opte pour le motel et délaisse mon van pour une courte nuit
Quelques 10 heures plus tard, je m’attable autour d’un bon café, quelques gaufres ainsi qu’une bouchée à la reine! Me voilà prêt pour défier Cincinnati, la fameuse ville du crime.
Je me gare de l’autre côté de l’Ohio River, à Newport, Kentucky! et quelle surprise, je croise l’un de mes « Duck Tours » (tour touristique dans un bateau amphibie datant de la seconde guerre mondiale). Ni une ni deux j’embarque pour près d’une heure de trajet mi-terre, mi-eau qui me permet de voir les plus beaux coins de la cité et d’en connaître l’histoire. Je n’avais jamais été déçu de Duck Tour… et je ne le suis toujours pas! Bateaux spectacles, bateaux à aubes, stades de base-ball, pont-suspendu où l’on peut voir…à travers la chaussée!! Bref, de beaux et rares moments!
J’en profite pour faire quelques rencontre sympathiques (une professeure d’anglais et ses élèves universitaires internationaux). Me voilà donc au point de départ. Je franchi à nouveau le pont séparant l’Ohio du Kentucky (d’où est originaire George Clooney Mesdemoiselles…) et part cette fois à la découverte de la ville par mes propres moyens: mes jambes! J’apprends qu’il existe un café français extrêmement réputé. Je m’y rend sur le champ. Le patron, Reda, est marocain. Il m’accueille chaleureusement et me paye un excellent expresso. Voici les coordonnées pour vous y rendre : GOOGLE MAP. Nous bavardons un moment et il m’indique un restaurant tout proche où le chef est français: Jean Robert. Il est malheureusement absent.
Tant pis, je poursuis ma route. Je fais un bref arrêt dans un Starbucks pour répondre à une interview du MOUV et de Radio France Bleu Drôme Ardèche et puis repars. Je « tape la discut » avec quelques personnes très sympathiques qui partagent avec moi quelques infos intéressantes sur leur ville. Je me délecte une dernière fois de l’ambiance de la ville, de son architecture et de son agréable climat. Et me voilà déjà parti en direction de Nashville…
Sur la route je fais une brève escale dans le village typique de La Grange. Une voie ferrée traverse le paisible village où je savoure un ultime café devant des façades de bois. Ça y’est, je me sens réellement au coeur des États-Unis…
Le road trip citoyen se poursuit… chez les Amish… et dans le chocolat!
Déjà samedi. Réveil à 7h30. Nous partons rapidement en direction de Mont Pocono afin d’y laisser la voiture de Lucie qui reviendra en bus de Harrisburg (capitale de l’état de Pennsylvanie), dimanche soir. Sur le chemin du retour et après avoir croisé un dindon sauvage… nous nous arrêtons prendre un bon brunch servi à même la poêle. Typique !
Quelques deux heures plus tard, nous voici enfin arrivé à Lancaster, localité rendue célèbre pour sa communauté Amish. Nous croisons quelques calèches, découvrons les parkings mixtes (voitures et chevaux) puis visitons un village-musée consacré à cette communauté hors du temps. Très intéressant.
Nous déjeunons ensuite dans un restaurant Amish, qui, et c’est à souligner, est tellement achalandé qu’il donne à ses clients un « pager vibrant » signalant la fin de l’attente… ;.) Nous nous régalons du buffet traditionnel et partons vers Hershey, ville sacrée du chocolat au lait !
Pour les européens qui ne connaissent pas forcément la marque Hersey’s, sachez que Kit Kat leur appartient…
Nous prenons donc une pause (Kit Kat… ;.)) et grimpons dans un charriot qui nous mène, 10 minutes durant, au cœur des différents processus de transformation du cacao. Ils joignent même l’odeur aux images. Alléchant ! Un bon souvenir pour Lucie !
Nous n’avons malheureusement pu profiter du parc d’attraction Hershey’s (ouf…) qui était d’ores-et-déjà fermé pour la saison hivernale…
Et l’hiver, nous l’avons senti en effet ! Dame Nature nous aura offert seulement quelques minutes de répit entre le froid et l’humidité ambiants au cours de notre nuit dans le van, sur le parking Wal Mart de Harrisburg!
Seul moyen pour lutter : manger ! Direction Perkin’s au petit matin pour un déjeuner bien garni.
Il est déjà midi. Lucie reprend le bus. Merci à toi pour ces trois jours exceptionnels ! Une expérience qui en appelle d’autres, que ce soit au Mexique ou ailleurs.
Pour ma part, direction Pittsburgh où m’attend Courtney, une amie américaine rencontrée au Nicaragua !
Sur la route de… Tannersville!
Tannersville. Vous ne connaissez pas cette petite ville de 6600 habitants? Comme une immense majorité des américains rassurez-vous.
Alors pourquoi s’arrêter dans cette localité? Car soyons honnête, à part ses 100 magasins outlet (magasins d’usine de marques célèbres: Gap, Nike, Calvin Klein, Adidas, Puma, Bose…) affichant des prix réellement incroyables, Tannersville est seulement une « très »petite station de ski.
Et bien tout simplement car l’une de mes amies, Lucie, avec qui j’ai étudié à Grenoble, y est installée. Elle termine en effet son VIE d’acheteuse chez Sanofi-Pasteur, multinationale pharmaceutique installée à quelques kilomètres de là.
Je prends donc la route de Ticonderoga. Un peu plus de 400 km me séparent de Tannersville. Parti en soirée de Bolton Landing, je fais une halte (qui durera toute la nuit) sur le parking d’un WalMart 200 km plus loin. Il faut savoir que Wal Mart autorise les voyageurs à dormir sur leurs parkings si ces derniers en font la demande. Une excellente initiative. Wal Mart s’assure ainsi de limiter les vols et braquages par la présence de nombreuses personnes et vend ses produits à ces mêmes voyageurs, qui, eux de leur côté, peuvent dormir sans crainte d’être attaqués (les parkings de Wal Mart sont dotés de caméras).
Petit café au McDo le lendemain pour avoir accès à internet. Je règle 2-3 affaires et reprends la route.
Je m’arrête prendre un second café et quelques toasts dans un bistro typique puis continue mon chemin, essuyant de puissantes averses tout au long du parcours.
J’arrive enfin à Tannersville où je fais la connaissance de Dave, qui tient une boutique hippie. Il m’indique la direction à prendre et m’offre quelques posters de son cru. Je lui offre un cigare cubain puis nous prenons la pose devant son VW Combi.
Il est déjà 15h (21h en France). L’heure de Marseille-Dortmund en ligue des champions! Ne pouvant manquer une nouvelle victoire de l’OM (3-0!) je me renseigne sur les cafés internet du coin. Et bien ce sera finalement une crèmerie! Bonne connexion et bonne glace. J’y passe un bon moment.
Je vais ensuite faire un tour dans le complexe Outlet. J’achète 2 jeans et m’empresse de rejoindre Lucie qui prépare une petite fête pour célébrer le départ de sa colloc. Je me perds en route, croise une biche mais arrive finalement à destination. Grosse soirée. Interview de Bryan, quelques petites bières, de bonnes bouchées et au lit. Du boulot, du shopping et de la salsa m’attendent demain!
Quelques heures de sommeil plus tard, je me tiens au programme. Pas mal de boulot, pas mal de shopping (ou magasinage pour mes amis québécois ;.)) où j’ai d’ailleurs croisé un marseillais (affublé du survet, du maillot et du sac de l’OM… ça ne s’invente pas!), pas mal de salsa (dans un club de salsa porto-ricaine de la ville voisine tenu par une française et son mari porto-ricain)… mais également une « chasse à l’ours ». Et oui, car après avoir croisé une bonne vingtaine de biches, je voulais vraiment vivre un petit face-à-face (prudent tout de même) avec un ours noir. Sans succès. Ce n’est que partie remise. Je ne tenterai néanmoins pas l’expérience avec le fameux serpent à sonnette de Pennsylvanie qui suscite chez moi beaucoup moins de curiosité…;.)
Petit Steak House en soirée. repos bien mérité. Rebelote le lendemain: boulot, chasse à l’ours infructueuse… et cette fois, départ vers Lancaster, ville bien connue pour sa communauté Amish.
Ticonderoga & Bolton Landing! Histoire et nature dans l’État de New-York…
Lever 6h30. Pas un chat sur le parking… ou plutôt pas un raton laveur. Enfin presque ;.)
Je n’ai que très peu dormi. L’adrénaline et l’excitation du voyage me poussant à profiter de chaque instant !
J’enfile donc une tenue décente et me dirige vers le café le plus proche : Burleigh’s Luncheonette !
J’y bois un jus de chaussette dont seuls les américains ont le secret… et prends même un « refill » (ré remplissage) ! J’en profite pour me renseigner sur le fameux Fort Ticonderoga, autrefois appelé Fort Carillon. Les quelques locaux présents se font un plaisir de m’indiquer la direction des lieux.
S’en suit une petite visite au McDo communal (seul accès Wi-Fi disponible) afin de remplir mes obligations professionnelles et familiales… et d’enregistrer une nouvelle interview avec Radio France Bleu Drôme Ardèche (Pour la télécharger, cliquez-ici: 2ème interview Radio France Bleu Drôme Ardèche).
9h30. Je file en direction du fort, à 2 miles du village. 15 $ l’entrée.
Je vous préviens tout de suite, ces 15 $ sont clairement amortis au terme de la visite ! Un tour guidé par un historien en costume d’époque, une démonstration de mousquet, des bâtiments restaurés abritant de nombreux objets historiques et autres œuvres d’art… Et vous pourrez même préparer la « tambouille » que mangeaient quotidiennement nos aînés durant la guerre franco-britannique. « Priceless » !
Je tiens également à souligner l’extrême gentillesse de Sean, historien vivant comme il aime à se qualifier, qui m’a accordé une interview dans le cadre de mon projet touristico-citoyen. Et en français s’il vous plaît !
Première interview avec Sean – Ticonderoga le 27 septembre 2011 from Antonin CHABANNES on Vimeo.
Son engagement pour la culture et l’histoire de son pays se font clairement ressentir tout au long de la visite et rendent cette expérience extrêmement enrichissante ! Je vous invite à consulter le site du Fort Ticonderoga pour de plus amples renseignements.
Ce retour en arrière de quelques siècles ouvrant l’appétit, je me redirige vers Burleigh’s Luncheonette pour savourer un gros sandwich. Je plaisante une nouvelle fois avec les gens du restaurant puis les salue.
Je prends la route en direction de Bolton Landing, à près d’une heure de là. Je trouve une petite plage sur les berges du lac George. Je fais trempette, profite de la quiétude ambiante et reprends la route. Cap sur la Pennsylvanie !
… Et c’est parti!
Bagages – Check
Ménage complet de l’appartement – Check
Chargement du van – Check
Ultime tennis – Check
Salut cordial à quelques uns de mes nombreux partenaires d’affaires - Check
Dernières bières québécoises avec les voisins et collègues – Check
Dernière poutine – Check
Me voilà fin prêt à mettre les voiles… ou à défaut les chevaux… de mon indestructible Ford Windstar 2000!
C’est parti. GPS paramétré… direction Ticonderoga dans l’État de New-York. Mais avant celà… la terrible douane américaine.
Bon, j’ai dû y passer un gros 2 heures… mais une fois n’est pas coutume, le douanier auquel j’ai eu affaires a fait preuve de psychologie… de sympathie même! Je sais ainsi que sa femme est colombienne, qu’il est d’origine allemande et qu’il sait dire « otra cerveza por favor » dans la langue de Cervantes! Agréablement surpris.
Ça y’est, me voilà en terre américaine. Pour me remettre de mes émotions… Un bon café. Rien de tel à 22h!
1h30 plus tard, j’arrive finalement à destination. Je trouve un petit parking en plein centre « ville » et m’installe confortablement dans mon duvet.
… 1ère nuit dans le van… Check!












































































































































































