ROYALITO
Tribulations d'un couple heureux!

La Thaïlande: du Touristique à l’Authentique

On s’attendait à du changement en posant le pied à Bangkok… et bien on a été servis! Comme on s’y attendait, la plupart des gens rencontrés firent preuve d’une incroyable amabilité, n’usurpant point leur réputation d’habitants du « pays du sourire ». Mais les rencontres qui jalonnèrent nos premières heures dans la capitale thaïlandaise nous laissèrent abasourdis! La première, une petite mamie tenant une échoppe vendant du riz, du poulet et du bouillon (le tout pour 1,20 euro). Avec les quelques mots d’anglais qu’elle baragouinait, et avec un sourire permanent aux lèvres, elle nous a expliqué ce qu’elle préparait, où on pouvait aller trouver un hôtel etc… et cerise sur le gâteau… elle est allé nous acheter une pastèque chez le commerçant voisin et nous l’a offerte. Comme ça. Sans raison. Un geste gratuit. Wooowww!! Après plus de 8 mois à sillonner les routes de pays divers et variés, je peux vous dire que ce genre de petit geste dénué d’intérêt est un plaisir rare, que nous avons dégusté avec émotion!

La seconde, quelques minutes plus tard, alors que nous nous dirigions vers Khao San Road, pour trouver un petit hôtel, un homme âgé nous accoste, tout gentiment. Il nous explique qu’il est professeur d’histoire et qu’il aime discuter avec les touristes. Il nous indique tel bon plan et nous recommande d’aller à l’office du tourisme etc… Après 10 bonnes minutes à discuter autour d’une carte, je lui dis que nous devions de toute façon aller à Khao San Road pour le moment mais que nous ferons ce qu’il nous recommande dès que le temps nous le permettrait. Et là, soudain, venu de nulle part, il me lâche un… Fuck you, you stupid! Fuk you, fuck you, fuck you…. puis il prend le large à bord d’un tuk tuk. On ne se le cachera pas, je suis resté con. Sidéré par ce changement aussi imprévu qu’intempestif. Puis j’ai rigolé. Mais j’ai rigolé… bien aidé par Astrid il est vrai, complètement pliée en 4! Bref, en l’espace de quelques minutes, nous avons fait deux rencontres exceptionnelles… et non des moindres!

Nous passerons une nuit à Khao San Road, où nous ferons la rencontre de Michael, un français installé dans la fameuse communauté d’Auroville, à Pondichéry, dans le Sud Est de l’Inde. Un super moment, de beaux échanges et de profondes réflexions. On en aurait presque oublié la pluie! Mais comme toutes les belles rencontres de voyage ont une fin, nous filâmes vers le Sud et Michael vers l’Inde! À un de ces jours peut-être…

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Après une courte nuit de bus (et pas n’importe lequel. Un bus de deux étages en mode Jacky : rose fushia, néons fluo, et carrosserie à ras de bitume), nous arrivons à Chumphon, d’où nous embarquons pour Koh Tao. 2h de bateau plus tard, nous arrivons à Sairee, principale localité de cette petite île de 21km2. Après avoir fait connaissance de Michel et Maria au cours du trajet, nous décidâmes de partir ensemble à la recherche d’un gîte économiquement accessible. Pas facile dans ce nid à touristes… Mais grâce aux précieux conseils d’un local, nous trouverons chaussure à notre pied à quelques 2km de l’embarcadère. Au Sud. Au Sunshine 2, pour seulement 300 bath la nuit.

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Et là, la magie opéra, un peu comme à l’île aux Nattes quelques mois auparavant. Le temps devint tout relatif et les siestes se multiplièrent, pour le plus grand plaisir de notre organisme ;.). Grâce à l’excellente compagnie de nos deux nouveaux compagnons de route (que je vous invite d’ailleurs à suivre sur ce BLOG), au climat, qui semble enfin vouloir nous sourire après avoir fait des siennes au Népal et au bon timing de notre visite (la grosse saison touristique n’étant pas encore débutée, l’île vit encore au ralentit et le calme prévaut une fois la nuit tombée. Priceless!), nous passerons une semaine de rêve sur Koh Tao. Alors quoi faire sur cette île à part contempler le temps qui passe et profiter de la vie au ralenti? Et bien un peu de kayak, un peu de baignade, un peu de balade en scoot dans les recoins paradisiaques les moins fréquentés… et pour celles et ceux comptant sur un budget plus conséquent, les options de plongée sous-marine et de pêche sportive s’offrent également à vous! Ah, pendant que j’y pense, notre séjour sur Koh Tao a été marqué par un fait historique… la mort du roi de Thaïlande. Il avait 88 ans et a régné 70 ans, faisant de lui le souverain le plus « ancien » de la planète. Il semblerait qu’un deuil national d’un an soit respecté. Il faut s’habiller de noir, ne pas boire d’alcool et y aller mollo avec les soirées. Et bien sûr, comme c’était le cas auparavant, éviter tout crime de lèse-majesté (passible de 15 ans de prison…).

Ça y’est, les batteries sont au vert. Ma p’tite femme arbore un teint métissé à croquer et les coups de soleil ont disparu. Il est temps de plier bagage et de remonter petit à petit vers Bangkok afin d’y accueillir mes beaux-parents le 20 octobre!

Nous prenons un ferry de nuit. Sup1160972 p1160973 dsc02098 dsc02156 dsc02171 p1160992 p1170039 p1170057 p1170067per sympa! un vrai dortoir avec clim nous attendait pour les 6h qu’allait durer la traversée. Arrivés au petit matin à Chumphon, nous prenons un taxi collectif puis un bus en direction de Prachuap Khiri Khan, charmante petite ville dénuée de touristes sur la route de Bangkok.

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Après avoir posé nos affaires chez Maggie Guest House sur le bord de mer, nous débutâmes, sous un petit crachin, un premier tour des environs… au programme « l’ascension » des 396 marches que compte l’escalier menant au Wat Thammikaram, ainsi que la visite du grand marché longeant la voie ferrée.

Ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est que le temple était véritablement infesté de singes! Et plus on montait, plus ils étaient nombreux… Astrid, pourtant amoureuse des animaux, n’en menait pas large. Arrivés au sommet, nous contemplèrent les primates dans ces lieux qu’ils firent leurs. Nous étions les seuls bipèdes. Ça criait, ça jouait, ça baisait, ça mangeait. Bref, il y avait de la vie là haut!

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Après cette excursion surprenante, nous attaquâmes le marché, situé le long de la ligne de chemin de fer. Des fripes, des fruits de toutes les couleurs, des plats cuisinés en veux-tu en voilà… On a bien essayé d’en goûter un maximum, mais même avec la meilleure volonté du monde et l’estomac le plus dilaté qu’il soit, il nous faudrait une bonne semaine matin, midi et soir pour savourer toutes les nouveautés gastronomiques qui nous étaient offertes! En espérant que cette diversité culinaire persiste également dans la partie Nord de la Thaïlande!

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En soirée, après s’être bien rassasiés, nous prîmes une petite mousse avec notre voisine française, installée depuis une bonne dizaine d’année à Prachuap. Le tout dans la plus grande discrétion et sans effusions afin de respecter les consignes de « bonne conduite » en vigueur en cette période de deuil… Et là, soudain, un pick-up de la police et un autre de l’armée s’arrêtent à quelques mètres. On se dit qu’on va avoir droit à un sale quart d’heure… Et bien on l’a échappé belle. Il se trouve que notre Guest House avait une vieille lampe dont l’applique était rouge. Celle-ci diffusait donc… bien évidemment… de la lumière rouge! Oh mon Dieu!! Selon la dizaine de soldats armés qui s’étaient approchés cela était clair. De deux choses l’une. Soit notre Guest House était en fait un bordel, soit la propriétaire de notre Guest House était profondément anti-royaliste et l’affichait fièrement en arborant la couleur de « l’opposition ». Il ne leur était pas venu à l’esprit qu’il pouvait s’agir que d’une simple vieille et peu esthétique lampe. Mais que voulez-vous… Par les temps qui courent, les psychoses pullulent (les cas de lynchage dans le pays semblent être assez nombreux, les médias sociaux cristallisant tous les non-dits). Bref, pour nous, il était temps de se coucher.

En ce 18 octobre au matin, après avoir loué un scooter, nous attaquâmes la visite des environs. Ao Noi pour commencer. Ce petit village de pêcheur nous a bluffé! Outre son petit parc offrant une jolie vue sur la baie et sur les montagnes environnantes, il propose une immense statue allongée du Bouddha! Celle-ci se trouvant dans une grotte au sommet d’une colline. L’éclairage étant défectueux, pour ne pas dire complètement HS, munissez-vous d’une bonne frontale lorsque vous vous y rendez, cela vous permettra d’apprécier au mieux l’imposante statue! Et pour finir, le magistral Wat de Ao Noi, le plus grand temple en bois de Thaïlande. Et laissez-moi vous dire que ça vaut clairement le détour!

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Après un petit repas et un thé thaï (allègrement accompagné de lait concentré) pour se redonner du courage, nous prenons la direction du côté opposé de la baie, à Ao Manao, en plein cœur de la base militaire de Prachuap. On signe un petit papier, on file le passeport à de jeunes hommes souriants en uniforme, et nous sommes autorisés à traverser la zone sans soucis. On peut accéder à la plage (une des plus jolies du coin), profiter des installations proposées au sein même de la base (temples, restaurants, salons de massage, bars et même petit zoo!) ou aller vers la montagne où se trouvent les fameux gibbons (petits singes peu farouches). On traverse quand même au passage la piste atterrissage. Il vaut mieux être prudent… on a tôt fait de se faire renverser par un avion ;.)

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Une fois rentrés, nous rencontrons, comme convenu, Kirk Gillock. Kirk, c’est un américain du Texas qui vit depuis 12 ans en Thaïlande! Après avoir crée et géré une VÉRITABLE association caritative dans le Nord Est du Pays, il est venu à Prachuap pour lancer un nouveau projet qui a été couronné de succès: le Plastic Bottle Boat! En cliquant sur le lien précédent vous accéderez au site web de Kirk. En cliquant sur CELUI-CI vous tomberez sur la page Facebook du projet. Une rencontre extrêmement enrichissante. Ce que fait Kirk, son histoire et ses projets… c’est incroyable et ça impose le respect. Bravo Monsieur!

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Un dernier petit tour au marché puis dîner fruits de mer au resto de rue local… et hop, c’en est fini de notre escapade Prachuapienne!

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Nous voici sur Bangkok. À nouveau. Et cette fois, fins prêts à accueillir mes beaux-parents pour une quinzaine touristique des plus intenses dans le Nord du pays.

Marco et Alma débarquent dans la nuit du 20 au 21. Nous célébrons leur arrivée vers 1h du matin avec une petite mousse, rattrapons le temps perdu depuis notre départ du Mexique (plus de 10 mois tout de même) puis nous nous mettons au lit. Il est 4h.

Dès 9h nous débutons notre tour de Bangkok. La principale attraction, le Palais, nous est interdit d’accès. Funérailles royales obligent. Tant pis, nous visiterons les temples alentours (Wat Pho etc..) ainsi que Chinatown. Notons que la quasi-totalité de la population était vêtue de noir en signe de deuil. Un contraste saisissant avec les temples aux couleurs vives et criantes.

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À peine le soleil disparu, nous grimpons dans un bus pour Chiang Mai. Nous y arriverons aux aurores. (Nouvelle recommandation: 24 Travel Tour! l’Agence de Poompat située à un pâté de maison de Khao San Road nous a offert les meilleurs prix (que ce soit pour Koh Tao ou pour Chiang Mai. Il était d’ailleurs plus intéressant de passer par lui que de monter nous-même notre périple! Un comble!). Bon, n’hésitez pas à négocier un petit peu quand même ;.) De plus, Poompat nous a permis de laisser, pendant près d’un mois 2 paquets de 5kg chacun dans son agence! Pour le contacter: poompat63@gmail.com).

La deuxième ville du pays (30 fois plus petite que Bangkok) séduit d’emblée. Son centre historique, délimité par un canal formant un carré, offre une combinaison de petites ruelles piétonnes charmantes et de grandes allées bordées de temples, de murailles et de bâtiments officiels. Tout est calme. Ça se sent. Et ça se voit dans le sourire des gens!

Le premier jour, après avoir pris nos aises à la White House, petite maison d’hôte tenue par BP, un suisse installé en Thaïlande depuis plusieurs années, nous louons un scooter pour aller visiter le Wat Phra That Doi Suthep, l’attraction touristique, et spirituelle, à ne pas louper. Après quelques péripéties (réservoir vide et aucune pompe à essence ouverte à proximité etc..) nous arrivons sur le sommet de la colline où se trouve le temple. On ne peut pas le manquer. Du doré, du doré et encore du doré. J’ai frôlé le décollement de rétine! Alors oui, c’est indéniable, c’est de toute beauté. Mais trop de doré… tue le doré!

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Après avoir fait une halte sur le chemin du retour en bas d’une cascade et s’être rafraîchi les pieds, nous revenons à la White House. Marco n’ayant que peu goûté sa première expérience en scooter. Vraiment stressé le beau-père. Et je le comprends. Traverser  pour son baptême du feu le « périphérique » de Chiang Mai entre les pickups et autres voitures puis faire la route de « montagne » particulièrement transitée par les bus et taxis avec un passager, le tout sur un petit scoot 125… ça peut être crispant!

Le reste de la journée se fera donc à pied, à visiter quelques-uns des 300 temples que compte la ville! Mention spéciale au majestueux Wat Lok Moli. Et pour la soirée, c’est Saturday Market au programme.

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Dimanche et lundi, Astrid et son père suivront des cours de massage thaï! (J’en ai de la chance ;.)). Quant à « la suegra » et moi-même, nous arpenterons une fois de plus les ruelles de la vieille ville, découvrirons le marché chinois et franchirons la rivière pour aller réserver nos tickets de bus pour Chiang Rai. Le Sunday Market, qui se tient au cœur de la vieille ville de 16h à 22h chaque dimanche est une attraction à faire. Pour la diversité de son offre culinaire tout d’abord (je vous recommande vivement le Khao Soi et le Curry vert), mais également pour la qualité de ses produits d’artisanat. Attention toutefois aux attrapes touristes qui ne manquent pas. Chose surprenante qui se passa lors de notre visite du marché : tout le monde s’arrêta net de bouger lorsque retentit à travers les haut-parleurs une musique, que j’imagine être l’hymne national. Je ne sais pas si cela est régulier ou est à attribuer à la mort du roi, mais reste que c’est particulièrement impressionnant.

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Lundi soir, après 3 heures de bus, nous arrivons à Chiang Rai. Il fait nuit et nous sommes fatigués. Nous prenons le premier Tuk Tuk venu pour nous rendre à la Chian House Guest House, sur conseil de tonton Jean-Da. Excellente surprise. L’auberge, reprise depuis 3 mois par un jeune couple franco-thaïlandais (Mathieu et Jay) offre un cadre des plus agréables (piscine!!), une cuisine excellente (Curry vert exceptionnel) et des tarifs défiants toute concurrence (250 baths la nuit!).

Le mardi, sachant que Marco ne souhaite pas réitérer l’expérience scooter, nous visitons à pied les principales attractions de la ville, qui, il faut le reconnaître ne sont pas légions. Seule la statue de Meng Rai, fondateur de la ville il y a plus de 700 ans, qui est quotidiennement vénérée une fois la nuit tombée vaut véritablement le détour. Car ce qui fait que Chiang Rai soit une ville à part, ce n’est pas son patrimoine architectural. Ce n’est pas non plus son histoire. Ce sont ses habitants, qui se retrouvent très souvent autour d’un bon plat au night bazaar. Ceux-là même qui n’hésitent pas à vous sourire et à vous aider. Comme ça. Sans arrière-pensée.

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Mercredi, tôt en matinée, nous prenons place dans le tuk tuk de Manath, subitement transformé en berline Nissan (un problème de batterie dû selon lui aux grosses intempéries de la veille rendant le tuk tuk inutilisable). Qu’à cela ne tienne, de 8h30 à 17h30, nous ne visiterons pas moins de 5 endroits différents dont l’incroyable Temple Blanc, le mystique Triangle d’Or et la mystérieuse Maison Noire.

Reprenons dans l’ordre. Le Temple Blanc, situé à près de 20km de Chiang Rai et construit dans les années 70 par Don Chalermchai Kositpipa, alors membre de l’École des Beaux-Arts de Bangkok, est un bâtiment tout bonnement sidérant. Sans doute le plus incroyable qu’il m’ait été donné d’admirer au cours de ce voyage Africano-Asiatique. Sur le plan architectural bien sûr, mais également au niveau des peintures délirantes arborant son intérieur (tours jumelles en flammes enroulées de tuyaux de pompes à essence et sous une pluie de missiles. Le tout sous le regard de Harry Poter, Super Man etc…) et au niveau des décorations décalées de son jardin (têtes pendues aux arbres…)

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Après tant d’émotions, rien de tel qu’un petit bain dans des eaux thermales pour Astrid et moi et qu’une petite balade en éléphant pour Alma et Marco. Je ne m’attarderai pas sur ce point. Bien que les locaux assurent que c’est le seul moyen pour eux de continuer à alimenter et soigner les pachydermes, devenus inutiles dans les champs depuis que l’accès à de nouveaux outils motorisés se soit démocratisé, il m’est difficilement acceptable de voir ces grosses bêtes attachantes attachées.

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Nous poursuivons notre aventure en direction de Chiang Saen et le triangle d’or. Pourquoi triangle? Car ce point se trouve à la jonction des trois pays que sont la Thaïlande, le Cambodge et le Myanmar (Birmanie). Pourquoi d’Or? Car c’est ici qu’a transité, des années durant, le gros du lucratif trafic d’Opium produit dans les régions voisines!

Après un petit Pad Thaï, nous visitons rapidement les abords du fleuve séparant les trois pays, le fameux Mékong, puis nous entrons dans le Musée de l’Opium. Riche d’enseignements cette visite nous aura ouvert les yeux sur cette plante qui fut économiquement et socialement bien ancrée dans la culture de la région, des siècles durant.

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En revenant sur Chiang Rai, nous faisons étape à la Maison Noire. Ou plutôt devrions-nous dire LES maisons noires, car il s’agit d’un « complexe » ne regroupant pas moins de 40 habitations abritant des « œuvres » de Thawan Duchanee, artiste qui au vu de cet endroit n’était sans doute pas un boute-en-train!

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Et voilà, notre passage à Chiang Rai, bien que trop court (séjour limité pour mes beaux-parents), nous aura offert d’incroyables expériences et je ne saurais que trop recommander à celles et ceux visitant la Thaïlande de venir se perdre quelques jours par ici. C’est d’ailleurs ce que font de nombreux retraités, comme Pierre. Pierre passe lui 6 mois par an à Chiang Rai. Il connait la ville et la région comme sa poche et se fait un plaisir d’aiguiller les touristes de passage! Si vous allez chez Chian House, vous tomberez à n’en pas douter sur Pierre. N’hésitez pas à lui demander conseil!

Après 3 heures de bus pour revenir sur Chiang Mai, nous prenons un nouveau car pour Lopburi, ou du moins, près de Lopburi. Et quel bus!! Du jamais vu! Une première classe d’avion (du moins ça ressemble à ce que je vois quand je monte et descends d’un avion ;;), à ceci près que les sièges offrent une fonction massage!!!

Arrivés quelque part vers 5h du matin, on nous dit que notre destination se trouve à 40km et qu’il nous faut prendre un mini-bus pour nous y rendre. Une discussion plutôt sympa lorsque l’on ne parle pas un seul mot de la langue de son interlocuteur et vice-versa! Mais tant pis, car une fois de plus, et bien que nous soyons à peine à l’aube, c’est le sourire et la bonne humeur qui priment! Et à peine 15 minutes plus tard nous étions en route pour Lopburi, la cité des singes!

Pourquoi la cité des singes? Personne ne le sait vraiment. Alors oui, c’est vrai que le temple principal de la ville, le Prang Sam Yot construit il y a 800 ans dans un style Khmer, s’est imposé comme la « maison » d’une ribambelle de macaques. Mais cette petite ville possède une histoire tellement riche qu’il serait dommage de la réduire à cette seule étiquette de « cité des singes ». Loin s’en faut. Petit récapitulatif/rectificatif en CLIQUANT ICI (attention, lien en anglais).

À noter que le musée national de la ville (entrée offerte jusqu’à fin décembre pour cause de mort du roi) est le musée le plus complet, le plus riche et le mieux entretenu (à l’instar de toute la ville d’ailleurs) que nous ayons visité au cours de notre voyage! Un passage obligé pour comprendre l’importance de cette cité au cours des siècles passés! Pour l’anecdote, l’une des rues principales de la ville porte le nom de « Rue de France », car l’édifice en ruines la jouxtant hébergeait l’ambassadeur de France du temps de Louis XIV.

Lopburi nous aura bluffés par sa volonté affichée de préserver son patrimoine. Valorisant ses reliques et artefacts via son musée, nettoyant, tondant et taillant les pelouses, arbres et haies de ses nombreuses ruines grâce à son important contingent militaire etc… Une ville absente des « must do » des voyageurs qui gagne incontestablement à être connue!

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Samedi après-midi, après une ultime balade à Lopburi, nous prenons le train pour la célèbre Ayutthaya.

Une petite heure à peine sépare les deux villes. Une heure séparant le méconnu du populaire. Le préservé de l’exploité. Attention, n’allez pas croire que la visite d’Ayutthaya fut de trop. Non. Les richesses historiques et culturelles que cette ville a à offrir sont pléthores. Ce qui en revanche peut attrister, c’est le fait que ces même richesses aient fait l’objet d’une exploitation touristique bien rodée et parfaitement achalandée. Tant mieux pour les habitants et pour les retombées économiques engrangées par la région. Mais après les villes visitées, ça laisse un arrière goût amer. Ce qui explique peut-être que nous ne nous soyons pas attardés outre mesure dans l’ancienne capitale du royaume de Siam, sauvagement défaite par les birmans en 1767. Nous retiendrons notamment les magnifiques ruines du Wat Phra Mahathat, construit en 1384, et connu pour sa fameuse tête de Bouddha enchevêtrée dans les racines d’un arbre centenaire et par ses dizaines de Bouddhas décapités. Le Wat Yai Chai Mongkol valu également le détour. Nous retiendrons également le night market et ses cuisiniers redoublant d’efforts et de sueur pour faire mettre littéralement le feu… à leur pad thaï. Nous nous souviendrons également du marché flottant et des tuk tuk de la ville, uniques en leur genre et bien souvent conduits par des chauffeurs on ne peut plus souriants. Alors oui, Ayutthaya est à faire. Mais, de préférence en montant… car après avoir visité les richesses du Nord du pays… et bien c’est triste à dire… mais on en serait presque blasé. Je le disais plus haut, trop de doré tue le doré. Et bien trop de temples…

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En début de soirée, le dimanche, nous arrivons à Kanchanaburi, après avoir pris un minivan puis un bus local. Nous marchons en rond pendant 2-3km, chargés comme des mules, puis posons finalement nos « valises » dans un petit hôtel miteux pas trop loin du night bazaar, les effluves de curry provenant des petits stands y étant installés nous ayant réveillé l’appétit! Un bon repas et au dodo.

Lundi, grosse visite de la ville. Au programme, découverte du « Death Railway Museum » (que je recommande vivement), du cimetière de guerre Don Rak adjacent, du musée de la seconde guerre mondiale, et enfin du fameux pont, le pont sur la rivière Kwaï. La plupart des gens ont vu, où entendu parler de ce film tourné en 1957. Peu en revanche ont eu connaissance du véritable drame s’étant déroulé dans la région entre juin 1942 et octobre 1943. Sous le commandement des japonais, 200.000 travailleurs, pour la plupart des prisonniers de guerre (anglais, australiens et hollandais), des malais, ou encore des romushas (travailleurs/esclaves indonésiens) ont pris part aux travaux pour relier la Thaïlande à la Birmanie et ainsi permettre aux troupes nippones d’acheminer marchandises, armes et munitions à la frontière birmano-indienne pour lutter contre les anglais. 415 km de voie ferrée. 100.000 morts. Une tragédie.

La journée fut riche d’enseignements, et lourde d’émotions.

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Nous voici déjà mardi matin. Dans deux jours, les beaux-parents s’en retournent tandis qu’Astrid et moi-même poursuivrons notre route vers la Birmanie voisine. Ces 48 heures, nous les passerons à Bangkok, à visiter de nouveaux quartiers, à faire de nouvelles rencontres et à vivre de nouvelles expériences… Comme ces 20 minutes à être bloqués sur un trottoir par la police, en attendant que la famille royale passe tranquillement en voiture sur l’avenue principale entièrement dégagée. Le tout, en face du bâtiment dédié à la démocratie… Tout un symbole ;.)

Ça y’est c’est fini. Marco et Alma ont décollé, emportant avec eux plein de beaux souvenirs et quelques maux de tête dus aux bières Chang accumulées comme pour mieux affronter les adieux. Deux semaines de voyage à un rythme soutenu qui auront été teintées de sourires, d’émotions, d’histoire et de… pad thaï!!!

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Quant à nous, que retiendrons-nous de la Thaïlande au terme d’un mois de voyage? Et bien c’est d’abord et avant tout une grosse satisfaction. Nous avions peur de tomber dans l’antre du tourisme de masse, de la superficialité… et bien que nenni! La gentillesse des locaux n’a d’égale que leur honnêteté! Fini le touriste porte-monnaie. C’est un sentiment des plus agréables, rarement voire nullement ressenti au cours des 9 mois passés sur les routes d’Afrique et d’Asie (le Népal nous ayant toutefois agréablement surpris en ce sens). Les gens sont souriants et paraissent heureux. Alors certes le régime autoritaire thaïlandais ne permet pas d’exprimer publiquement le fond de sa pensée (notre expérience de Prachuap l’illustre parfaitement), mais il semble régner ici une sorte de paix générale. Une paix contagieuse d’ailleurs, que la spiritualité locale ne fait qu’accroître. Quand on ajoute à cela des paysages divers et variés, une histoire riche parfaitement mise en valeur par les nombreux musées de qualité que compte le pays et une gastronomie ma foi très agréable (bien que gustativement peu variée et ayant recours à de nombreux produits reconstitués), on se rend compte que la Thaïlande c’est plus, bien plus qu’un simple nid à touristes en quête de bronzette exotique.

Une réponse à La Thaïlande: du Touristique à l’Authentique

  • jd dit :

    heureux que vous vous soyez régaler , mais bon , celui qui ne trouvera pas son compte en Thaïlande y mettra vraiment du sien ……….. bonne route en Birmanie euh Miammar ( dont je n i aucune pièces ni capsules de bière ) sic ……

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