Tribulations d'un couple heureux!

Voyager en couple pendant 1 an… c’est comment?

Voyager en couple. source d’anxiété et d’angoisse pour certains, évidence pour les uns ou encore motivation nécessaire pour les autres…. Prendre la route à deux est quoi qu’il arrive une décision lourde de conséquences et qui suscite bien des appréhensions.

Et qu’elles sont légitimes ces appréhensions! Partager sa vie avec quelqu’un lorsque l’on est sédentaire, actif et que notre quotidien s’inscrit dans une certaine routine, OK.
Mais partager ses jours et ses nuits sans interruption pendant plus d’un an. Ça peut faire flipper! Et quand on y ajoute la fatigue inhérente à un voyage de cette nature, et l’éventuel mal du pays… ça s’apparente à une bombe à retardement!

Et bien rassurez-vous. il est très rare que celle-ci n’explose.

Nous avons en effet rencontré au cours de notre périple, principalement en Asie, de nombreux couples voyageant sur plusieurs mois. Européens pour la plupart et souvent mixtes (franco-espagnols; franco-allemands…), ils filaient selon leurs dires, et les apparences semblaient l’accréditer, le parfait amour. Néanmoins, tous connaissaient l’histoire du couple s’étant séparé 3 semaines après le départ. Ou celle du couple en lune de miel repartant… divorcé. Mais aucun d’eux n’eut la chance d’échanger avec les couples en question! Légendes avez-vous dit?

Possible, mais il n’en demeure pas moins que le voyage à deux n’est pas une sinécure et qu’il requiert de la part des partenaires des efforts soutenus et continus.

Venons-en donc à notre expérience personnelle.

De mon côté, je partais clairement dans l’inconnu et la boule au ventre. La famille et les amis s’inquiétaient alors des destinations « sensibles » qui nous attendaient. Moi, ma seule préoccupation était de savoir si j’allais supporter ma chère et tendre épouse 24/7 et si, en voulant la surprotéger, j’allais tout de même profiter à fond de l’incroyable aventure qui se présentait à nous!

Et pour cause, ma seule expérience de voyage longue durée avait été faite en solo. Et je n’en garde que d’excellents souvenirs.
De son côté Astrid avait mis à profit cette aventure à deux pour se motiver. Elle me l’avoua plus tard, jamais elle n’aurait entrepris seule le voyage en Afrique. Tout simplement car elle n’en ressentait pas forcément l’envie (je ne la remercierai jamais assez pour sa détermination, son altruisme et sa volonté de réaliser l’un de mes rêves).

Au fil des jours, j’ai bien vu qu’il n’y avait pas lieu de la surprotéger la Astrid. Elle est faite forte et a son caractère bien trempé. Et ce ne sont pas les hôtels miteux dans lesquels nous cohabitions avec cafards et grillons ou encore les bouisbouis insalubres dans lesquels il nous est arrivé de partager nos plats avec les rats qui l’ont rebutée.

Je restais malgré tout particulièrement attentif à ses moindres grimaces ou froncement de sourcils afin de parer à toute explosion ;.)
Elle n’a pas l’habitude de se plaindre ma chérie. Pourtant, elle a socialement souffert lors de nos premiers mois de voyage. Il faut dire que nous n’avions pas choisi les pays les plus « faciles » dans la première partie de notre périple.
Sa transformation de « mexicaine/pauvre du tiers-monde » à « blanche/porte-monnaie sur patte », l’accumulation de « relations » intéressées ou encore la dureté de certaines femmes africaines à son encontre lui ont porté quelques coups au moral.


C’est à ces occasions que nous avons eu nos deux principales prises de bec. Le message est passé. Dans les deux sens. Et l’aventure s’est poursuivie sans entraves. Mieux, elle est allé en s’améliorant. Une complicité nouvelle s’est installée. Des automatismes apparurent.
On se fait rire. On se motive. On veille l’un sur l’autre… et on s’aime, comme au premier jour. Non. Mieux!
Ce voyage nous a vraiment fait grandir en tant que couple et nous a fait rajeunir en tant qu’amoureux.

Nous avons toutefois eu deux périodes « sans l’autre » au cours de cette année. Lorsqu’Astrid s’est fait une entorse en Tanzanie et lors de notre stage Vipassana au Japon. La première a duré moins de deux jours. Lorsque je l’ai retrouvé nous nous sommes embrassés comme si je revenais du front. Et après la seconde nous nous sommes installés à un café dans l’attente de notre bus et avons discuté… pendant 10 heures! Comme des amis. Comme des complices. Comme des mariés amoureux devenus inséparables. Comme deux futurs parents… ;.)

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