Tribulations d'un couple heureux!

Europe

Premiers tours de roue de Doña Tuga, notre 4L: 2000km à travers la France

En ce frais et pluvieux samedi 16 janvier 2016, nous nous apprêtons à prendre la route. Au programme de la première étape : Livron sur Drôme – Montignac de Lauzun.

Et pour les premiers tours de roue de notre 4L, désormais baptisée Doña Tuga (Doña faisant référence à une dame d’un certain âge en espagnol et Tuga rappelant Tortuga (tortue) en hommage à sa pointe de vitesse légendaire…) nous n’optons pas pour la facilité. 485 km à travers les petites routes et cols du centre de la France, sous la pluie et la neige. En dépit des tentatives répétées de la famille de nous faire changer d’avis… nous nous accrochons mordicus à notre plan initial, et c’est ainsi qu’après un petit café matinal, nous larguons les amarres. Enfin… nous essayons, car Doña Tuga nous fait des siennes. La courroie de l’alternateur commence à couiner et l’accélérateur reste bloqué. En 10 minutes et avec l’aide du Grand Père à qui nous venions dire au revoir, tout rentre dans l’ordre. L’aventure peut enfin commencer!

À 18h, soit 10 heures plus tard, nous arrivons enfin à Montignac. Outre la neige et l’allure modérée de notre monture, ces délais s’expliquent par notre volonté de prendre notre temps et de nous arrêter, quand cela nous chante, pour visiter quelques villages ou prendre quelques photos. Et autant dire que ces petits coins perdus de France que sont l’Ardèche, la Lozère, l’Aveyron ou encore le Lot et Garonne recèlent de petites merveilles (voir photos ci-bas). Nous passerons le samedi soir et tout le dimanche en compagnie des familles Darnige et LeBec. Un grand merci à eux d’ailleurs pour l’accueil, les festins (foie gras maison!!!) et le temps qu’ils nous ont accordé au cours de notre brève visite. Montignac de Lauzun sera désormais l’une de nos étapes obligatoires lors de notre venue au pays.

Lundi matin, première heure, nous décollons pour Andorre, où nous attendent Lucas et Vicky, les amis argentins que nous avions hébergés pour quelques jours à Ensenada… et qui finalement étaient restés plus d’un an! Si encore une fois sur le papier la distance semble raisonnable, il en sera tout autre, et à plus forte raison car le col partant d’Ax les Thermes et menant à Andorre se retrouve sous la neige. Celle-ci redoublant d’ailleurs d’intensité lors de notre passage! Et bien que nous avions dans le coffre les chaînes utilisées par le Grand-Père 30 ans auparavant et que nous étions équipés de pneus neige, nous gardions à l’esprit que notre monture affichait près de 31 ans au compteur. Et bien croyez-le ou non, nous fûmes parmi les seuls à grimper le col sans chaînes et à une allure plus que raisonnable. Doña Tuga nous a fait étalage de toutes ses qualités aujourd’hui, et nous l’en remercions!

Arrivés au Pas de la Case, nous retrouvons Lucas, Vicky et leur colloc, Marcos. Nous allons passer en leur compagnie 3 jours des plus agréables. Ski, apéros, partage de souvenirs, bons repas, shopping… Un vrai plaisir que de revoir ces personnes qui nous sont si chères.

Le temps passe bien vite et nous voilà déjà jeudi. Après les adieux et les achats de dernières minutes, nous mettons le cap direction Nice où nous attendent le frangin, Hugo, sa petite femme, Barbara et notre magnifique petite nièce : Irène! La route étant bien longue et le décor ayant tant à offrir, nous décidons de faire le trajet sur deux jours. Premier jour, visite de Carcassonne et arrêts photos dans de nombreux petits patelins de l’Aude puis dîner de macaronade et encornets sur les quais à Sète. Le lendemain, aux aurores, départ direction Aigues Mortes et la Camargue. Nous visiterons finalement Le Grau du Roi, les Saintes Maries de la Mer et ne passerons qu’en vitesse à Aigues Mortes. Après avoir vu les taureaux, les chevaux blancs, il ne nous manquait que les fameux flamands roses. Épineux défi en plein hiver. Un petit détour par la réserve naturelle du parc ornithologique et c’est chose faite. Nous nous en allons désormais vers Nice la tête pleine de couleurs!

Après s’être perdus dans les dédales de la plus grande agglomération de la Côte d’Azur, Hugo arrive à notre rescousse. Nous le suivons à travers les ruelles de la ville et en profitons pour tester notre retentissant klaxon cucaracha! Nous arrivons enfin. Petite raclette en compagnie de toute la petite famille et hop, au lit car demain une longue et dure journée de travail nous attend. Et en effet, le samedi, de 10h à 22h nous ne nous serons arrêtés qu’une heure pour manger. Tout le reste aura été consacré à l’achèvement de l’intérieur de notre Doña Tuga. Astrid était en charge de la découpe et de la pose des carreaux de lino sur les deux étages. Quant à Hugo et moi, nous avons terminé les meubles et avons isolé toute la caisse de notre vieille Renault. Ne reste plus qu’à faire faire un matelas en mousse sur mesure et à la tester! Un beau boulot donc. Et encore plus beau de l’avoir fait avec ma petite femme et mon petit frère! Une petite pensée à la franginette qui avait également contribué aux premiers travaux avec Hugo et qui se fera sans doute un plaisir de collaborer à nouveau sur le côté déco de l’intérieur…;.). Nous voilà déjà dimanche midi. Une pintade aux marrons plus tard, place aux émouvants adieux. Ayyy je ne m’y ferai jamais. Toujours trop durs ces satanés adieux même en les voyant si heureux tous les trois ensemble. Et dire que la prochaine fois où je verrai ma petite nièce elle parlera sans doute déjà!! Ayyyy…

Bon, malgré mes yeux brillants, ou humides c’est selon… nous prenons la route vers Sisteron, dernière étape de notre voyage. Une fois de plus Stouf, Maé et Jade nous reçoivent. Après la raclette du frangin… boum! Fondue! Rien de tel pour ma diète qui en a pris un sacré coup au cours des dernières semaines ;.). Comme d’accoutumée, nous avons passé une soirée géniale. On ne demande qu’à en refaire! Merci mes sisteronais préférés!

Nous voilà déjà lundi. 7h du mat. Ultime voyage pour Doña Tuga, qui pourra désormais profiter d’un repos bien mérité. Un temps magnifique nous accompagne. Normal… nous entrons dans la Drôme ;.)! Nous en profitons à nouveau pour visiter les nombreux petits villages aux charmes sans pareils qui parsèment les paysages du Diois et nous voici déjà de retour au bercail, 2100 km après l’avoir laissé! La maman et le beau-père nous attendent à table. Au menu, Chili con carne…

Adios México… Bonjour Douce France… À dans un mois Sénégal

Mexique, France, Sénégal. Trois pays. Trois contextes distincts. Et une multitude d’émotions contradictoires.

Nous quittons en effet le Mexique après y avoir vécu 4 ans. Quatre belles années jalonnées de magnifiques expériences personnelles (un mariage quand même!!!) et professionnelles (Le Pinche Francés). Alors bien évidemment, les adieux ne furent pas des plus faciles, notamment avec les amis et la famille d’Astrid. Toutefois, la tristesse fut atténuée par deux convictions. La première, que nous reviendrons bien vite (que ce soit en tant que simples vacanciers ou bien pour entreprendre un nouveau séjour à durée indéterminée…). La seconde, car nous savons qu’une aventure incroyable nous attend dans quelques semaines, là-bas, à quelques milliers de km. Après avoir enchaîné les despedidas (fêtes d’au revoir) au cours de notre dernière semaine (au rythme de 5 en autant de jours) nous voici fin prêts à voler vers notre première étape: MA France!

Il ne nous aura fallu que 22 heures d’avion (Los Angeles-Moscou-Genève) pour arriver aux portes de l’hexagone. Un petit coup de pouce de Daminou et hop, nous voici en Rhône-Alpes. Et après une bonne nuit de 12h, et oui, il faut bien ça, nous sommes sur le point de revoir la famille et les amis! Et quoi de plus facile qu’une réunion familiale en période de fêtes! Même les plus éloignés y sont attendus comme le frangin et la belle-soeur qui vivent à Nice… et Irène, leur fille, notre petite nièce d’à peine 3 mois belle comme un coeur! Bref, de magnifiques moments ponctués de quelques prises de tête et coups de sang mais toujours suivis de grand rires et de tendresse qui résonnent pour moi comme un doux souvenir de mon enfance drômoise. Peut-être est-ce attribuable à cette nostalgie, mais il me semble que la France, cette France d’en bas qui est la mienne est moins morose que l’image qu’on en donne à l’étranger à travers les médias. Il me suffit de flâner dans les marchés et ruelles de nos villages pour voir qu’en effet nous avons des gens heureux en France, mais nous avons également des gens souriants, actifs, gentils, courtois, travailleurs et respectueux. Alors, un retour en France après le tour du monde? Et bien pourquoi pas! Mais en attendant, la tournée de la famille et des amis se poursuit. Car si mes nombreuses péripéties à l’étranger m’ont bien appris une chose, c’est qu’il faut profiter au maximum de ces petits moments partagés avec ses proches. Ils sont inestimables. Sourires aujourd’hui, souvenirs demain. Alors tant pis pour eux, ils verront régulièrement nos têtes au cours des 54 jours à venir. Et entre chaque visite au volant de notre vieille monture (la fameuse 4L de 1985 à laquelle il manque toujours un nom de baptême et qui nous a donné bien du souci pour l’immatriculer… mais nous y reviendrons dans un prochain article…), nous ne manqueront pas d’agrémenter notre séjour de petites emplettes (en vue de notre tour d’Afrique, mais également pour la seconde phase de voyage Europe/Asie en 4L), de démarches administratives et sanitaires (passeport, carte d’identité, permis de conduire, permis de conduire internationale, vaccins…) ainsi que de quelques sorties sportives  (ski notamment!).

Le 8 février arrivera donc bien vite. Trop vite peut être… Il ne nous restera plus alors qu’à enfiler nos chaussures de rando, à étrenner nos sacs à dos de baroudeurs et nos quelques kilos de trop (maudits repas des fêtes…) et à nous diriger vers Lyon St Exupéry pour le décollage!. Destination Dakar!  À très vite donc pour un premier article rédigé en terre sénégalaise!

De St Glinglin à Tire Larigot…

Dans cette rubrique je partagerai certaines expériences que j’ai eu le plaisir de vivre dans de nombreux pays. Qu’il s’agisse de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, de l’Angleterre ou encore de la Suisse…

Des petits articles avec mes coups de coeur et mes coups de gueule…bien évidemment l’Angleterre fait partie de la seconde catégorie…mais ça…vous l’avez bien compris!