ROYALITO
Tribulations d'un couple heureux!

afrique

AFRIQUE: notre classement 200% subjectif!

Nous voici rendus au terme de notre périple panafricain.

De celui-ci, nous retiendrons nombre d’enseignements, conserverons un carnet d’adresses bien rempli ainsi qu’une tête pleine de souvenirs.

Cette expérience, nous l’avons vécue pleinement, avec ses hauts et ses bas. Avec ses incompréhensions et ses tensions. Avec émotion et avec raison. Bref, nous l’avons vécue! Et pas qu’un peu!!!

Un Vari sur l'île aux Nattes

Ce qui nous permet aujourd’hui d’élaborer cette petite liste tout à fait subjective de nos coups de cœur et de nos coups de gueule. Nous avons fait des amalgames et nous les assumons à 100%. Nous ne sommes pas des saints ;.). Quoi qu’il en soit, cette liste n’engage que nous et se base sur une réalité que nous avons vécue pendant plus de 6 mois! Quelle réalité? Celle que nous avons vécue en tout cas, celle de deux blancs baroudeurs tentant de vivre autant que faire se peut le quotidien des locaux. Toutes classes sociales confondues.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons les pays visités, dans l’ordre chronologique de notre périple : Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Cameroun, Tanzanie, Zimbabwe, Madagascar, Afrique du Sud

  • Les plus grandes richesses naturelles : Cameroun, Tanzanie, Madagascar
  • Les plus grandes richesses culturelles : Bénin
  • Le coup de cœur humain : Bénin et Zimbabwe
  • Le coup de cœur pour les enfants : Côte d’Ivoire et Bénin
  • La gastronomie la plus variée : Madagascar. Outre les nombreux plats mixant recettes africaines, asiatiques et européennes, les étales des marchés regorgent de variétés de fruits et légumes jamais rencontrés jusqu’alors.
  • Les meilleurs produits laitiers : Madagascar!! On trouve des yaourts maison et des fromages artisanaux à chaque coin de rue!
  • Notre plat préféré : Côte d’Ivoire. Le Garba. sans doute le plus simple… mais tellement bon
  • Le pays où on peut manger les trucs les plus bizarres : le Cameroun! (on y a mangé du serpent, des charançons etc…)
  • Les meilleures bières : Cameroun. Pas de bières artisanales (sauf les bières de mil…) mais une grande diversité de bières commerciales à des prix défiants toute concurrence. Comble de chance, quelques semaines avant notre venue, un ministre avait décrété que la bière de 500mL devait coûter seulement 500 CFA (1 euro vaut 650 CFA)… Reste que ma bière commercial favorite est : La Libertalia, de Madagascar!
  • La meilleure musique : Côte d’Ivoire. Néanmoins, même si nous n’y avons pas été, force est de constater que la musique nigériane est très populaire à travers tout le continent, et certains morceaux sont particulièrement sympas (je vous invite notamment à visionner entièrement CE CLIP.
  • Les meilleurs joueurs de pétanque : Madagascar! Tout bonnement impressionnant!
  • Le pays le plus pollué : Sénégal
  • Les opportunités d’affaires : Cameroun pour le tourisme (si on prévoit un bon budget corruption…). Abidjan (Côte d’Ivoire) semble aussi être une plaque tournante importante pour le commerce ouest-africain. Si vous savez comment contrer les méthodes drastiques des libanais : foncez!
  • Le meilleur aéroport : Johannesburg (Afrique du Sud)
  • Les meilleurs transports : Bénin (Ayant loué une voiture en Afrique du Sud, il nous est impossible de juger de la qualité de leurs transports).
  • Les meilleures routes et autoroutes: Afrique du Sud… et de loin!
  • Les pires routes et autoroutes : Madagascar! Pas tant pour la qualité des taxi-brousses qui peuvent être relativement confortables voire même offrir un service wi-fi (que nous n’avons pas eu la chance de tester ;.))… mais pour l’état des routes… qui fait qu’un trajet de 240km se transforme en un véritable voyage de 12 heures!!!
  • Les meilleures infrastructures: Afrique du Sud… sans surprise!
  • La plus grande diversité architecturale : Madagascar
  • Meilleur endroit pour relaxer : Île aux Nattes, Madagascar
  • Le meilleur pays pour les baroudeurs à petits budgets et pas pressés : Madagascar
  • Les plus jolies femmes : Sénégal
  • Le pays où le choc culturel, social et mercantile est le moins important pour un européen : Afrique du Sud
  • Le pays où le choc culturel et social est le plus important pour un européen : Sénégal (pour nous c’était le premier pays, et on l’a pris en pleine face le choc culturel ;.))
  • Endroit où l’insécurité s’est faite ressentir: Johannesburg (Afrique du Sud)… et uniquement dans cette ville! Pour les personnes doutant de la sécurité dans les pays africains, sachez que dans ceux que nous avons parcouru, à AUCUN moment nous n’avons ressenti la moindre animosité à notre encontre.
  • Pays où il y a le plus de mendicité: Sénégal et Madagascar
  • Pays où les touristes sont pris pour des pigeons : Tanzanie et Sénégal
  • Pays où les touristes ne sont PAS pris pour des pigeons : Cameroun. D’autant plus surprenant que ce pays est de loin le plus corrompu que nous ayons visité. Chapeau donc aux locaux qui ne répercutent pas les défaillances de leur systèmes sur les quelques blancs de passage! Et aussi Zimbabwe!
  • La capitale la plus attrayante: Abidjan et Cape Town (qui, ceci soit dit en passant… ne sont pas des capitale ;.))
  • Le pays que nous ne recommanderons pas : Sénégal
  • Le pays qui ne nous a rien laissé de particulier : Togo
  • Le goût pour la fête le plus prononcé : Cameroun et Côte d’Ivoire ex-aequo
  • Les dragueurs : Cameroun
  • La langue la plus surprenante: le Xhosa, en Afrique du Sud (voir une vidéo ICI)
  • La pire équipe de foot : bon, nous n’avons vu qu’un match (Togo-Tunisie)… mais le niveau était affligeant (du style OM-Troyes…). Je vais donc dire : TOGO!
  • Les pires joueurs de PES (Pro Evolution Soccer) : Sans la moindre hésitation…. CAMEROUN! ;.), et principalement les joueurs issus de l’ethnie Beti…. ;.)… quant au meilleur, la palme revient à Jean-Stéphane Kipré (Abidjan, Côte d’Ivoire)… qui m’a mis 75 déculottées consécutives!!!
  • Les gos les plus chocos: Côte d’Ivoire ;.)))))

 

Ceci étant dit, je dois dire qu’à l’aube de décoller pour l’Inde, je ressens un petit pincement au cœur. Une forme de nostalgie. Allez savoir pourquoi, mais je me prends à écouter Espoir 2000 (calculeuse), Petit Yodé et l’Enfant Siro (victoire), Eddy Kenzo (Mariaroza) ou encore Franko (coller la petite)…. tout en me remémorant les excellents souvenirs de Côte d’Ivoire, du Bénin et du Cameroun. À n’en pas douter j’éprouverai d’ici peu ces mêmes émotions pour le Zimbabwe et Mada, pays que nous avons véritablement « kiffés », mais au moment où j’écris ces quelques lignes mon esprit flâne quelque part entre Man et Ngaounderé.

J’en profite également pour adresser une nouvelle fois mes plus sincères remerciements à toutes les personnes qui, sur notre passage, nous ont aidés. Qu’il s’agissent de collègues d’université, d’amis d’amis ou de parfaits inconnus, ils ont fait partie intégrante de notre aventure à un moment ou à un autre et l’ont enrichi d’une manière ou d’une autre! Merci. Merci à tous. Merci à l’Afrique… et à très bientôt!

L’Afrique du Sud… Les États-Unis d’Afrique

Nous vous avions quitté à Madagascar, pays qui, comme je l’écrivais dans mon post précédent, se différenciait sensiblement du reste des pays africains visités jusqu’alors.

Et bien nous verrons, au fil des lignes de cet article, que l’Afrique du Sud, elle aussi, bien que partie intégrante du continent diverge en de nombreux points de ses « voisins ».

Mais commençons par le commencement.

Après avoir pris nos quartiers dans l’Auberge de Jeunesse « Brown Sugar Backpackers » à Johannesburg (seul établissement à offrir la navette gratuite depuis l’aéroport Tambo), nous nous préparons à accueillir Marco et Alma, respectivement beau-frère et belle-mère, venus directement depuis le Mexique pour nous rendre visite.

P1010739 P1010740 P1010751

Leur séjour étant de courte durée (2 semaines), nous optons pour la location de voiture et décidons de la laisser à quelques 3000 km de là, à Cape Town, point final de notre périple « familial ».

Mais notre première journée ensemble, nous la passerons dans un « touribus » sous un vent glacial! Je ne me voyais pas apprendre à conduire du « mauvais côté » dans une ville aussi chaotique que JoZi. Cette visite guidée véhiculée, une première dans notre aventure africaine, fut fort intéressante et nous emmena du centre ville à la fameuse banlieue de Soweto, séparée de la ville « blanche » par des montagnes artificielles édifiées à l’aide de déchets issus de l’industrie minière (industrie qui permit à JoZi de devenir en à peine 150 ans le poumon économique du pays, et dans une moindre mesure de l’Afrique tout entière). Le « township » de Soweto est mondialement connu pour sa lutte contre l’apartheid, son melting pot culturel et ethnique (on y parle un argo mélangeant toutes les langues du pays) et ses résidents de marque: Nelson Mandela et Desmond Tutu. Sur un plan moins symbolique mais tout aussi populaire, Soweto abrite deux des clubs de foot les plus connus du pays: les Orlando Pirates et les Kaiser Chiefs.

P1120456 P1120469 P1120491 P1120492 P1120498 P1120503 P1120505 P1120515 P1120516 P1120517 P1120518 P1120529 P1120542 P1120556 P1120558 P1120566 P1120575

Mais ce qui choque à JoBurg, c’est la séparation qui existe, encore et toujours entre les riches, en grande majorité blancs, et les pauvres, en grande majorité noirs. Ça met mal à l’aise. Et ce sentiment est accru par les commentaires incessants sur l’insécurité, par les clôtures électriques entourant les maisons des quartiers « blancs » etc… Bref, JoBurg a beau être une ville économiquement active et culturellement effervescente, il n’en reste pas moins que quelque chose, un ressenti difficilement définissable, nous laissa un goût amer. Aussi bien à Astrid qu’à moi qui avons déjà connu d’autres métropoles d’Afrique. Pour Marco et Alma, qui ne peuvent que comparer avec les villes américaines de Californie, le changement n’était finalement que bien peu perceptible…

Deuxième jour. ça y’est, on loue la voiture à l’aéroport Tambo. une petite Renault Sandero. Pour 9 jours, kilométrage illimité, full coverage, assurance extra pour pare-brise et pneus + abandon du véhicule à Cape Town… seulement 5800 rands, soit 380 euro.

Une fois le premier camion doublé, je me sentais déjà plus en confiance et finis par rapidement adopter mon mode de conduite à l’english. Et tant mieux, car j’allais en bouffer des km au volant de notre « bolide ». première étape, le Parc National de Pilanesberg, au Nord Ouest de Pretoria.

De 7h du matin jusqu’à 18h, nous sillonnerons les pistes de ce parc méconnu mais  véritablement magnifique. Nous y verrons gazelles, antilopes, hippos, énormément de rhinos (avec leurs bébés!!!), singes, girafes, un lion assoupi (malheureusement très loin…) et surtout plusieurs éléphants, dont un qui nous bloqua la route pendant un bon quart d’heure. Une belle expérience pour Astrid et moi qui en avions déjà profité au Bénin et au Zimbabwe, mais assurément un souvenir impérissable pour ma belle-maman et mon beauf!

P1010763 P1010766 P1010772 P1010846 P1010891 P1010899 P1010921 P1010947 P1010963 P1010974 P1010984 P1020001 P1020025 P1020031 P1020078 P1020125 P1020168 P1020182 P1120657 P1120759 P1120653 P1120686

Le lendemain, départ aux aurores. Direction Saint Lucia, ville côtière du Sud Est du pays, à près de 800 km de Pilanesberg. Nous y arriverons à la nuit tombée. J’en profite pour saluer les infrastructures routières du pays. Si JoBurg ressemblait à bien des égards aux grosses agglomérations américaines, les autoroutes sud-africaines n’ont rien à envier aux freeways US. Les paysages non plus! (un nombre incalculable d’hectares de pins pour l’industrie du bois, champs cultivés à perte de vue, mines par ci-par là…).

À Saint Lucia, petit village vivant principalement du tourisme, nous dûmes nous y prendre à 4 reprises pour trouver un endroit où dormir (à partir de là nous décidâmes d’utiliser AirBnB…). Cette municipalité est connue pour abriter l’une des concentrations de crocodiles et d’hippopotames les plus importantes du pays. Ces derniers traversent d’ailleurs régulièrement les rues de la ville une fois la nuit tombée. Il est préférable de ne pas s’y frotter, les hippos étant les mammifères les plus dangereux (ils tueraient chaque année de 2 à 3000 personnes dans le monde).

Nous y passerons deux nuits et naviguerons sur le canal à la recherche de crocos, d’hippos et d’oiseaux endémiques… et bien évidemment pour faire l’apéro et pour profiter de la famille! Pour ma part, j’ai tenté, deux nuits durant, de m’aventurer en ville à la recherche d’hippos citadins… sans succès. On ne se le cachera pas… j’étais assez déçu!

P1020202 P1020213 P1020262 P1020277 P1020310 P1020326 P1020387 P1020373 P1020408 P1120885 P1120897

De Saint-Lucia, nous prîmes la route le 1er août à l’aube. Direction East London. 900 km de route qui nous mèneront à travers différents paysages et surtout vers l’une des principales ethnies du pays, celle de Nelson Mandela, les Xhosa (ethnie qui utilise un langage particulièrement surprenant que je vous invite à découvrir ci-dessous).

Les petites villes traversées affichaient un contraste saisissant avec les agglomérations visitées jusqu’alors. Aucun ou très peu de blancs. Une effervescence populaire aux abords des marchés et friperies. Un bordel sonore. Une pollution plus importante. Aucun sentiment d’insécurité. Bref, une Afrique du Sud différente.

P1020221 P1020262 P1020408 P1120854 P1020410 P1120857 P1120993 P1120873 P1120860

Arrivés à East London en soirée, nous eûmes la chance de tomber sur Fidelina, une hondurienne, mariée à un allemand, qui nous hébergea en banlieue de la ville. Ville que nous visiterons le lendemain matin avant de filer vers Plettenberg Bay via une visite express de Port-Elizabeth. Et oui, faire l’Afrique du Sud en deux semaines est un véritable défi physique. Trop peu, bien trop peu pour connaître ce pays si particulier, mais que voulez-vous, pour une fois que nous avons des impératifs de temps dans ce voyage…

P1020424P1020433 P1020443 P1020454 P1020455 P1020459 P1020497 P1020498 P1020512 P1020518 P1020535 P1020540 P1020550

Plettenberg Bay c’est en gros une petite ville, moderne, côtière, bloquée entre l’Océan Indien, quelques montagnes et d’immenses forêts de pins. Un cadre tout bonnement magnifique! Malheureusement, la sur-occidentalisation de ce lieu lui fait perdre, selon nous, son charme. Parfait pour un tourisme local ou un tourisme de luxe, mais pour des baroudeurs en recherche de découvertes humaines et sociales… disons qu’il y a mieux! Malgré tout, nous y passerons deux excellentes journées ponctuées par la visite de sanctuaires animaliers (sortes de centre de réhabilitation), des rencontres inattendues (Jean-Marc), de bons petit-déjeuners, quelques balades sous la pluie, la célébration bien arrosée de notre deuxième anniversaire de mariage ainsi qu’une bonne dose d’émotions fortes pour Marco, avec le saut à l’élastique le plus haut au monde (216 m)!!!

P1020569 P1020591 P1130048 P1130060 P1020706 P1020836 P1130457

À une grosse trentaine de km de là se situe une petite ville très touristique (car passage obligé sur la fameuse N2 reliant Port Elizabeth à Cape Town)… j’ai nommé Knysna. Ce nom raisonne sans doute de manière fort désagréable aux oreilles des fans de l’équipe de France de football… mais je peux vous dire qu’il est difficilement compréhensible que cette équipe de bras cassés (en 2010) aient décidé de faire la grève dans un cadre si bucolique…

P1130399 P1130422 P1130406 P1020814 P1020792

Nous y passerons la nuit puis nous nous dirigerons le lendemain vers Franschhoek, berceau de l’industrie viticole d’Afrique du Sud et véritable petite ville à l’âme française. Le trajet (d’à peu près 6h) offre un panorama véritablement haut en couleur, et en relief que je ne puis que vivement recommander! Il m’en arriva même à penser à ma douce Drôme natale! Entourés de montagnes, de plans d’eau, de vignes et même de champs de lavande!!!, les nombreuses caves et restaurants que compte Franschhoek offrent des produits de grande qualité dans un cadre exceptionnel. Bref, une petite ville où il fait bon (et cher) vivre. Nous en avons profité pour prendre une « bonne caisse » avec le beauf. (Pour info, même les vins les moins chers (2-3 euro) sont de bonne facture! La preuve… aucune gueule de bois! ;.))

P1130489 P1130501 P1130517 P1130527 P1020951 P1130543

Au petit matin, après s’être bien rassasié dans la guest house / AirBnB tenu par une autrichienne et son mari français, nous prenons la route pour parcourir les 70km qui nous séparent de Cape Town. Un trajet sympa et plutôt joli au cours duquel nous nous sommes arrêté pour prendre quelques photos… jusqu’à ce qu’une voiture s’arrête à son tour et nous dise de ne pas traîner car la zone n’était pas sûre du tout… Énervant quand même cette persistante insécurité!!!

P1130581 P1130583

Nous arrivons enfin à ce qui sera le dernier « bercail » sud africain de ma belle famille. À mi chemin entre Cape Town et les plages de pingouins, notre AirBnB du jour fut incroyable!! une maison pour nous tous seul, sur le bord d’un canal et disposant de 2 kayaks.

L’après-midi du 6 août, nous la passerons en compagnie des pingouins… et des touristes chinois venus les admirer en nombre… et armés d’appareils photos et de selfie-sticks!!

P1130693P1020999 P1130591 P1130592 P1130612 P1130645 P1130651 P1130663

Le 7 août, dernier jour d’Alma et Marco à Cape Town, nous nous levons aux aurores pour profiter au maximum des environs. Direction Lions Head, face à la fameuse Table Mountain surplombant la ville. Nous pensions qu’il s’agissait d’un point de vue. Que nenni! 2 bonnes heures de marche assez ardue combinée à quelques passages d’escalade…. et hop… une vue à 360 degrés imprenable! Du beau, du magnifique, mais pas nécessairement du grandiose comme le laissait espérer le statut de « merveille du monde » de la Table Mountain! Pour le coup, cette rando inattendue nous aura un peu compliqué les plans pour le reste de la journée! Affamés et fatigués, nous décidâmes de faire un bref tour en ville (notamment pour visiter une boutique de vinyles que souhaitait connaitre à tout prix Marco) puis de rentrer afin de préparer un bon barbecue avec de la viande d’Autruche! Des fois les plaisirs les plus simples (autruche mis à part) sont les plus savoureux! Et après une petite ballade en kayak avec ma belle-mère on se mis tranquillement au chaud, accompagné par un bon café et une petite série Netflix du beauf… On se croirait à la maison! Et après 6 mois sur la route, et ben ça fait du bien ;.).

Et voilà, à 4h du mat, le 8 août, on dit au revoir à la famille. Ou plutôt à bientôt, car ils devraient normalement venir nous rendre visite en Asie d’ici quelques mois… De notre côté, nous passerons 3 jours de plus à Cape Town, afin de nous imprégner de cette atmosphère si particulière comme on nous l’a rabâché à de nombreuses reprises tout au long de notre road trip. Au programme, déambuler dans les rues de la ville, découvrir de nouveaux quartiers, faire de nouvelles rencontres, faire des braii avec des colombiens et un argentin et siffler les dernières bouteilles de vin que nous croiserons… car en Asie… zobi!

P1030042P1030046P1030052P1030070P1030076P1030083P1030090P1130749P1130765P1130770P1130781P1130796P1130804P1130813P1130817P1130827P1130836P1130885

Notre expérience sud africaine fut rapide, trop rapide pour se faire une idée générale du pays. Nous n’avons pas pu aller à l’intérieur des terres, prendre le temps de discuter davantage avec les gens etc… Nous avons néanmoins pu tirer certaines conclusions de ces 2 semaines et demi dans le pays. En premier lieu, ce qui nous a vraiment marqué, c’est cette ségrégation qui semble perdurer, plus de 20 ans après la fin de l’apartheid. Des grandes agglomérations jusqu’aux petites stations balnéaires, blancs et noirs ne se mélangent pas. ou très peu. Nous n’avons vu que 3 couples mixtes sur toute la durée de notre voyage.  Et dans les villes se situant « au milieu de nulle part », c’est bien simple, nous n’avons vu aucun blanc. Socialement et économiquement, la fracture est flagrante et saute aux yeux. C’est vraiment désagréable.

Autre point m’ayant également dérangé, bien que très subjectif, c’est le modèle de développement adopté par le pays. Je suis heureux de voir qu’un pays d’Afrique ait pu se bâtir une puissance industrielle et commerciale de cette envergure (bien aidé il est vrai par la non-ingérence des grandes puissances….)… mais je trouve regrettable que les fruits de cette réussite se traduisent par un développement à l’américaine. Des maisons jusqu’aux KFC présents à chaque coin de rue en passant par le nombre particulièrement élevé d’obèses ou les activités touristiques extrêmes (saut à l’élastique, nage avec les requins blancs…), les points de ressemblance avec les US sont pléthores! J’aurais aimé voir un développement différent. un développement africain, calqué sur aucun modèle préexistant. Comment? Aucune idée… Juste un sentiment. Une sensation qui fait que j’aurais sans doute apprécié différemment ce pays par ailleurs magnifique…

 

 

 

Le road trip commence à prendre forme…

Depuis le dernier article qui remonte à près d’un mois, les choses ont pas mal avancé quant à la préparation de notre road trip mondial.

Le choix du véhicule tout d’abord.

Longtemps hésitants entre différentes catégories de voiture/pick-up/camping-car/fourgon aménagé… nous avons finalement opté pour un véhicule à notre image:
décalé, intemporel, passe-partout, international… et surtout… doté d’un charme fou ;.) (je fais référence à Astrid bien évidemment…): La Renault 4L (version camionnette).

Pourquoi donc un choix si incongru?

  • Moteur essence (facile à réparer et à moindre coût) de petite cylindrée (peu gourmande en essence (entre 7 et 9 L / 100km).
  • Voiture reconnue pour sa robustesse.
  • la 4L s’est vendue sur tous les continents (les pièces de rechange ne seront donc pas un problème).
  • Sa valeur nominale relativement faible nous permettra d’éviter certains coûts superflus (carnet de passage notamment).
  • L’existence de nombreux modèles préparés pour le fameux 4L Trophy (4L surélevée dotée de multiples protecteurs et d’éléments de sécurité, d’un moteur et d’un embrayage généralement refaits à neufs, de nombreuses pièces de rechange…etc) et proposés à des prix plus que convenables (entre 1500 et 4000 euro).

Après avoir longuement parcouru les pages du BonCoin, nous pensons enfin être tombés sur la perle rare! Voici l’annonce en question:

L’équipage N°78 met en vente leur 4L F6 1100 cm3 prête à repartir pour l’édition du 4L Trophy 2015.

La voiture à entièrement été refaite et préparée pour l’édition 2014, toute la liste de pièces changées et préparation datent de 2014. Factures disponibles pour tous les postes.

-Moteur refait à neuf, avec reglaçage des chemises et resurfacage de la culasse. -Controle des compression après montage -Tous les joints moteurs changés -Reglages soupapes -pompe à eau neuve -roulement de galet tendeur neuf -courroies neuves -durites de refroidissement neuves -Nettoyage du radiateur -Sonde de température avec mano dans l’habitacle -Calorsta réalésé -Carburateur nettoyé aux ultrasons -Tous les joints de carbu neufs -Pompe à essence neuve -durites d’essence neuve -Cable d’accélérateur et starter neufs -Tout l’allumage neuf : Bougies, câbles, delco, alternateur, démarreur, condo… -batterie neuve sur support sanglée et coupe circuit moteur et habitacle -silencieux neuf avec ligne décapement courte avec sortie dans le passage de roue (pas écrasement sur les franchissement). -support moteur neuf -Cable de conteur neuf -Ventilateur supplémentaire à enclenchement manuel. -Lave glace électrique -Klaxon additionnel « cucaracha » -Tout les fluides et filtres vidangés et changés

-Reblaxonnage complet de la caisse Avec renforts longerons -Sabots moteur et réservoir en alu de 6mm. -verouillage de capot « dakar » -Crochets de remorquage avant arrière acier 6mm -Tous les roulements avant et arrière neuf -Tous silenbloc avant et arrière neuf -Trains roulants révisés -Disques et plaquettes neufs -Circuit de frein purgé, nettoyé et changé -Cable de frein à main neuf -Amortisseur changé en 2013 -Crémaillère de direction complète neuve -Bouchon de réservoir neuf -Deux phares xenons longue porté sur le toit -Deux phares de virage supplémentaires sur par chocs

-4 pneus neige neuf sur jantes -2pneus clous sur jantes -4 pneus neufs route sur jantes -1 roue de secours

-Planché en aluminium sur mesure (taule gaufrée) -Deux extincteurs fixés dessus -Coupe circuit sur taule alu -Sièges de 404 sur crémaillères -Multiples rangements dans l’habitacle et filets portière pour copilote -Tableau de bord aluminium avec différentes commandes supplémentaires (Phares additionnels, lave glace, ventilo…) et mano (Temperature et voltmètre). -Lampe copilote type « liseuse rallye » -porte style et pince cahier -Poste radio cd usb jack dans caisson fixé au plafonié -Planché et et doublage arrière en bouleau -Caisson de rangement derrière les sièges -Porte clés en croix sur porte arrière -Eclairage arrière indépendant

Toute la préparation à été faite de façon soignée et maniaque par professionnels (électricien, menuisier, mécano..)

Toutes les pièces changées ont été gardées en doublons et seront donnée lors de la vente.

Possibilité de gros lots de bord avec de nombreuses pièces neuves et occasion et également matériel de raid comme les fusées, sangles, manilles….

Nous avons probablement oublié quelque détails de la préparations, donc pour plus de renseignement, n’hésitez pas à nous contacter.

Après quelques contacts téléphoniques et Facebook avec l’actuel propriétaire (et ancien participant au 4L Trophy) Étienne, nous convenons d’une rencontre dans le Rhône, via Hugo (mon frangin) et son collègue Pierre-Henri (dont le père est ancien mécanicien Renault).

Hugo (qui vit à Nice) se rend donc dans la région de Lyon et, au terme d’une analyse poussée du véhicule et d’un test de conduite, nous donne sa bénédiction (bien que préoccupé par l’espace dans lequel Astrid et moi devront cohabiter durant de longs mois de voyage…). Hugo, Étienne et Pierre-Henri se chargeant de régler dans les meilleurs délais les démarches administratives… nous seront bientôt en mesure de baptiser notre « nuevo integrante de viaje »dont voici quelques images:

tour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road triptour du monde en Renault 4L - Road trip

Petit bonus musical….;.)

 

L’autre point sur lequel nous sommes tombés d’accord: Notre voyage en Afrique se fera par voie aérienne et non terrestre.

Habitué à voyager seul et de manière quelque peu aventureuse, je dois désormais penser à la première personne du pluriel et prendre conscience des risques que nous pourrions encourir (pour éviter toute représailles de la belle-mère ;.)). Après avoir fait quelques recherches et après avoir contacté quelques amis vivant sur place le constat est sans appel:

Une fois le Maroc passé, de nombreuses frontières sont tout simplement infranchissables tant les risques de rapt (Boko Haram et autres groupuscules d’Afrique de l’Ouest), de maladie (Ebola etc…), ou de guerre civile (RDC, Centrafrique…) sont importants. Et ce constat prévaut aussi bien pour les étrangers que pour les locaux… c’est bien là le plus triste!

Le fait que je sois français et qu’Astrid soit américaine-mexicaine ne plaidant pas non plus en notre faveur dans cette région du monde, nous prendrons grand soin de tracer notre voyage aérien au dernier moment, en fonction de l’évolution des conflits. Reste que nous prévoyons certaines étapes obligatoires dans les pays suivants: Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Congo Brazza, Cameroun, Sao Tomé et Principe, Gabon, Kenya, Tanzanie, Madagascar.

Quelques anectodes… sur mon voyage à Sao Tomé et Principe

voyage à Sao Tomé et Principe

Musique de Sangazuza – Sao Tomé et Principe

Voici un florilège de certaines expériences qu’il m’a été donné de voir où de vivre personnellement:

  • 1 semaine après mon arrivée, je sirotais une caipirinha (et oui, j’aimais ça à l’époque) au bar flottant tenu par le français (dont j’ai oublié le nom) lorsque le seul avion de la compagnie Air Sao Tomé s’écrasa… Triste bilan de 6 morts et une sensation très désagréable.
  • Les entrainements de foot à 5h du matin. Emmené par mon collègue Olivier, on allait taper la balle à l’aube avant d’aller travailler. un bon moyen de se réveiller et à priori efficace puisque nous avons remporté tous les matchs auxquels nous avons participer (je me suis d’ailleurs frité à plusieurs reprises à cause de mon jeu agressif…le monde à l’envers!lolll)
  • La prise de bec au marché…peut être le déclic qui m’a permis de parler portugais! voyant que j’étais blanc, difficile de ne pas le voir d’ailleurs, une vendeuse de légumes a doublé ses prix. j’ai tenté de lui expliqué poliment qu’étant stagiaire je ne touchais aucun revenu et vivais avec le minimum requis. le ton monta et une prise de tête d’un sacré niveau s’ensuivit….bilan, le lendemain, la femme me donna tout un sac de légumes gratuitement…
  • La pèche au doigt! J’ai d’ailleurs bien failli y rester. Avec Miki, un collègue santoméen nous sommes allé pêcher dans une crique cachée sur une petite falaise. La ligne attachée au bout du doigt, nous attendions le poisson alors qu’une vague immense (3 mètres au moins!) me pris le pied et me fit tomber dans les remous. j’ai cru ma dernière heure arrivée. Sans l’aide de mon collègue j’y serais resté à coup sûr. Ironie de l’histoire, pendant ma presque-noyade, un posson avait mordu à mon hameçon….
  • Le tête à tête avec un cobra noir (voir l’album photo). Nous marchions tranquillement dans la forêt en direction du cratère quand nous sommes tombés nez à nez avec un cobra noire (cobra preta). Celui-ci est mortel. Mais il a du avoir peur du blanc car il est vite parti dans les feuillages!!!
  • Les élections présidentielles, une mascarade exceptionnelle. Chaque candidat, du moins les 2 principaux offraient de nombreux cadeaux à leurs partisants. Du simple sac de riz à la moto!!! De ce fait, le pays est totalement arrêté pendant la campagne (plus ou moins un mois) et chacun profite des généreux cadeaux offerts par les candidats. Résultats de l’élection en 2006…Réelection de Fradique de Menezes…Sans doute a-t-il offert davantage de motos…

Le reste me reviendra plus tard… tellement de choses se sont passées dans ce pays magnifique lors de mon bref passage de 3 mois…

 

Mes débuts santoméens

Après une arrivée chaotique (la piste d’atterissage se situant à 5m de l’eau) précédée d’une approche magnifique (on survole l’île  de Sao Tomé pendant près de 15 minutes), me voici sur le sol santoméen.

Après 1 journée d’adaptation (installation dans ma maison et connaissance de ma collocataire Lisa ainsi que des autres membres de l’ambassade) le travail commence.

Concrètement, je suis en charge d’étudier les intêrets économiques français dans l’archipel et de participer à certaines activités conjointes avec le SCAC et l’Alliance Française.

Si ces tâches peuvent paraîtres rébarbatives, dans les faits, elles se sont avérées plutôt agréables:
apéros avec certains chefs d’entreprises
petits déjeuners avec d’anciens ministres santoméens
réceptions d’ambassadeurs (mais sans Ferrero Rocher!!!!)
ou encore repas privé chez l’ambassadeur de Taiwan

Mais plus que le « travail » cette expérience santoméenne m’a permis de rencontrer certaines personnes exceptionnelles: Adriano, Cléo, Peggy, Olivier… et d’apprendre le portugais!!!
Les sorties entre collègues, les tournois de foot corpo organisés, les fêtes de village, les dimanche plage… autant de souvenirs que je ne suis pas près d’oublier!!

Beach Soccer à Sao Tomé – SAO TOMÉ ET PRINCIPE from Antonin CHABANNES on Vimeo.

 

Les raisons de mon voyage à Sao Tomé & Principe

Année de licence à l’IUP Commerce et Vente de Grenoble… On nous annonce que nous sommes dans l’obligation de trouver un stage de 3 mois à l’étranger pour la fin de l’année scolaire 2005/2006.

Branle-bas de combat chez bon nombre de mes collègues… Pour moi c’est décidé, ce sera l’Afrique.
Pourquoi ce continent? sans doute à cause de mon attirance pour la cuisine pimentée, le zouk et les peaux bronzées..et peut être bien aussi à cause de mon gros cul!!!

Le pays maintenant. Mon « frère » Marcio avec qui j’ai déliré tout au long des 2 années d’IUT est originaire de Sao Tomé et Principe et m’en a vanté les charmes… Va pour Sao Tomé!

Le plus gros du travail est fait… enfin presque! Reste encore à trouver un stage.
Le pays n’étant pas très grand, et c’est un euphémisme (1001 km2) et aussi peuplé  que l’ardèche en période hivernale (bon là j’exagère peut-être un peu…) avec 150 000 habitants, les entreprises susceptibles d’accueillir un stagiaire ne se bousculent pas.
Soit. Je me retournerai donc vers les institutions françaises! À commencer par le ministère de l’économie et des finances.
La première fut la bonne. Après de multiples entretiens, tests en tous genres, et autres rencontres parisiennes, les voici qui créent un poste rien que pour moi:
Représentant de la mission économique française de Libreville (Gabon) détaché à l’ambassade de France de Sao Tomé (ou plus précisement le SCAC – Service de Coopération et d’Action Culturelle).
Je tiens d’ailleurs à remercier Madame Rivollier (ma tutrice de stage), sans qui cette fabuleuse aventure n’aurait pas été possible!

Départ prévu le 15 mai 2006. Paris-Lisbonne-Sao Tomé.